‹ Henry ArnauldChapitre 163 sur 267 · Grandet, t. II, p · texte numérisé non relu

Grandet, t. II, p

3. Ce mandement n'aurait été rendu public à Angers qu'en décembre, selon Grandet, t. II, p. 26; le Récit..., p. 36, et les Mém. chron. et dogm., t. III, p. 120. D'Avrigny voit comme raison de ce retard « que le prélat se flattoit toujours que la cour molliroit et que l'affaire pourroit prendre un meilleur train pour lui ». Raison bien faible.

pour le service royaH. Il accompagna cette épître, qui ressemble à un manifeste, d'une lettre à Châteauneuf^; il en envoya une, en même temps, à Harlay^.

Les conclusions contradictoires de l'Université des 7, 9, 10 juillet, 4 et 7 août, avaient été communiquées à Louis XIV. Il fit casser^ celles des 4 et 7 août et maintint les autres; pour punir les docteurs forains, il en exclut pour toujours six de la Faculté. Après cette mesure si radicale, par lettre de cachet du 22 septembre Arthaud est appelé à Paris ^; il part le 25 et se présente dès son arrivée à Châteauneuf, qui le renvoie à Harlay. L'archevêque de Paris lui notifie la volonté du roi; en dehors même de la signature exigée de tous les suppôts, ceux qui briguent un grade quelconque auront à la donner. La mission d'Arthaud était pleine de périls, et il dut observer une attitude remplie d'humilité ; un mot trop hardi l'envoyait à la Bastille 6. Il quitta Paris le i3 octobre, et le 3o il fit part à la Faculté de théologie du résultat de son voyage"^. Son rapport aurait été peu fidèle; en tous cas, la cour voulait l'accablement complet de l'évêque d'Angers, car Arthaud ayant dit que le roi exigeait la signature, « sine praejudicio » de celles faites sous le mandement de l'évêque, et La Barre s'attendant à l'expression « nulla habita ratione^ », ce dernier en fit un rapport à Paris, manifestant son désir de rendre impossible toute signature

Page 1