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Récit..., p

28o HENRY ARNAULD

La signature fut obtenue de tous les docteurs présents à Angers, sauf de Bourdin, Mares et Le Large. Bourdin, docteur régent, servit de porte-parole aux deux autres récalcitrants, après que ceux-ci eurent décidé de n'obtempérer à aucune sommation; il produisit, en particulier, à la Faculté de théologie une attestation signée de Musard prouvant qu'il avait signé le Formulaire sous le procèsverbal de Tévêque; il prétendait que cette signature suppléait à toute autre. L'Université n'admit aucun de ses arguments et déclara solennellement Bourdin, Mares et Le Large « ex albo doctorum esse delendos » et les « retrancha de son corps, quo3^qu'avec douleur et comme des membres corrompus^ ».

D'ailleurs, le même 3 septembre arrivaient trois lettres de cachet, datées de Versailles le 3i août, exilant les récalcitrants. Bourdin avait disparu. Les deux génovéfains Le Large et Mares avaient été éloignés d'Angers par leur général « depuis quinze jours- ».

Devant ces coups répétés, Henr}' Arnauld sévit forcé de venir à résipiscence. Il fit, le 4 septembre, une sorte de rétractation de son mandement du 4 mai sous forme d'explication, et cela par un autre mandement^ où il déclare avoir eu l'intention d'autoriser la signature du serment aussi bien avec que sans distinction. Le 6 septembre, il écrivait au roi une longue lettre pour expliquer son acte, protester de sa soumission et de sa passion inaltérable

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