‹ Henry ArnauldChapitre 165 sur 267 · Récit..., p · texte numérisé non relu

Récit..., p

C'était frapper une fois de plus Henry Arnauld dans ses plus chères affections, en même temps que détruire une des plus belles œuvres du diocèse.

On a raconté, avec un grand luxe de détails *, toutes les difficultés qu'eut à traverser Gallard, pauvre prêtre angevin élevé par Bourdoise, pour arriver à fonder en Anjou ces petites écoles destinées soit à recueillir gratuitement de pauvres enfants, à leur donner une éducation chrétienne et les former, s'il était possible, à la cléricature, soit aussi à recueillir des ecclésiastiques misérables. Nous ne songeons pas à recommencer le récit de son installation à Bazouges, puis à La Flèche, son approbation solennelle par Henry Arnauld, en même temps que sa conversion aux doctrines arnaldines^. Les petites écoles se développent à Mayenne, à Château-Gontier, à Céaulcé, sous la protection du duc Mazarin, puis enfin sur la paroisse Sainte-Croix et sur celle de Saint-Maurille à Angers (1674) 3. Le séminaire d'Angers montra la plus vive hostilité à l'égard de Gallard, qui, Grandet l'avoue, faisait très grand bien, mais était coupable d'entretenir des relations trop fidèles avec l'évêque. Pour la même raison, La Barre saisit avec allégresse l'occasion qui se présentait de faire disperser les Gallardins^en même temps que de jouer un nouveau tour à Henry Arnauld.

1. Il y a, en particulier, un article très consciencieux de Dom Piolin (les Petites écoles jansénistes dans l'Anjou, dans Revue de l'Anjou, 1876, t. XVI). Passionné et inexact est le P. Le Lasseur [le Bonhomme Gallard et les Gallardins, dans Études des P. Jésuites, 7 décembre 1875),

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