Mémoires, éd. Boislisle, t. XVIII, p
5. C'est Dom Housseau qui nous a conservé (t. XVI, fol. 456 ro de ses notes au ms. de la Bibl. nat.) une copie de la courte histoire de Saint-Nicolas écrite en 1677 : « Hoc anno », écrit son auteur anonyme au sujet de Henry Arnauld, 1677, « octogenarius tum mentis tum corporis integris sanissime atque sanctissime vivit. Pastorem bonum ad multos annos incolumem gregi suo servet pastor aeternus. »
Samson de Milon^ au mois d'octobre 1677, mois affecté aux gradués, cette chapelle, de plus, étant à la présentation de l'évêque d'Angers, celui-ci en pourvut Bourdin le 3o octobre comme docteur^. Mais Babin avait des visées sur cette chapelle et il en « requit^ » la collation de l'évêque d'Angers le 11 novembre. Henry Arnauld, ayant antérieurement désigné Bourdin, refusa; Babin obtint la collation du métropolitain, archevêque de Tours, et osa prendre possession le 28 février 1678^. Le conflit fut évoqué au Conseil par arrêt donné à Lille le 29 mars 1678. Les parties durent remettre dans les deux mois leurs mémoires et pièces entre les mains de Châteauneuf^. Babin était sûr d'avoir gain de cause. Il ne lui était pas difficile de montrer dans sa pétition à Châteauneuf que Bourdin avait été déclaré déchu de ses degrés et exclu de l'Université; exclusion que le roi avait confirmée par un ordre d'exil dirigé contre celui qui était l'objet de cette mesure. Bourdin affirma, nous l'avons vu, qu'il lui suffisait d'avoir signé sous le procès-verbal de Henry Arnauld et que, par suite, il ne pouvait être forcé à réitérer cet acte. La Barre s'inscrivit en faux contre cette allégation; il certifia que jamais Bourdin n'avait signé le procès-verbal de Saumur, pour la bonne raison que Henry Arnauld l'avait, pour ainsi dire, escamoté après le synode de Saumur et qu'en 1069 Bourdin n'était ni gradé, ni ordonné^';
1. Cf. Tarrêt du Conseil du ler août 1678 (copie de Lepaige, recueil Gazier, coté 1666-1669).