‹ Henry ArnauldChapitre 169 sur 267 · Récit. ..^ p · texte numérisé non relu

Récit. ..^ p

mais, comme Bourdin avait produit de sa signature une attestation délivrée par Musard, le chancelier en profita pour accuser le secrétaire de Henry Arnauld de faux et de fraude. Rabin, qui montra en cette affaire une clairvoyance singulièrement plus grande, est persuadé que Bourdin a bien signé le procès-verbal, mais seulement en 1676. Nous avons vu, en eftet, que Henry Arnauld gardait secrètement un texte du procès-verbal qu'il faisait signer, quand le besoin s'en présentait, à des afïidés, tel son frère Antoine.

Il est, en tous cas, bien piquant de voir chancelier et docteurs discuter gravement de la validité du grade de Bourdin dans une Université où il était de notoriété publique que les degrés se vendaient couramment ^

Grandet prétend que « le party des jansénistes remua ciel et terre » pour obtenir le gain de la cause de Bourdin'^. On ne peut guère croire les amis de Henry Arnauld assez naïfs et inexpérimentés pour s'être donné tant de mal; la solution de l'affaire ne pouvait laisser place à aucun doute.

Le Conseil d'Etat rendit le i''^ août un arrêt ^ à Saint- Germain-en-Laye qui confirme Babin dans sa possession du bénéfice en même temps qu'il déclare Bourdin déchu de ses prétentions, parce qu' « exclus des avantages de ses degrez ». Se croyant suffisamment puni, Bourdin reparut ostensiblement à Angers. Le chancelier s'empressa de le dénoncer à Châteauneuf le 11 août. La réponse du ministre fut une lettre de cachet du 18 septembre 1678, enjoignant à Bourdin de quitter Angers sous peine d'être incontinent mis aux prisons du château.

De plus, La Barre, qui avait décidément l'oreille du

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