T. II, p
3. Cf. Récit..., p. 45. Le texte complet de cet arrêt nous a été conservé par une copie de Lepaige.
ministre, obtenait de lui que l'on pût différer l'enregistrement de l'arrêt du Conseil jusqu'en novembre, lors de la rentrée de l'Université, pour qu'il se fît avec plus de solennité ^
Ces épreuves répétées furent très sensibles à l'évêque; il en écrivait tristement le i^'" janvier 1679 à sa nièce Angélique de Saint-Jean et lui demandait de prier « le bon Dieu que, s'il luy plaist de me charger d'autant de croix cette année qu'il a fait la dernière, qu'il me face la grâce de les bien porter^ ».
L'Université recevait donc du côté de la cour plein succès dans toutes ses entreprises. Il ne lui manquait plus, pour rendre sa gloire com.plète, que de trouver une entière approbation auprès du pape. C'est à cela que le chancelier La Barre espéra arriver; nous avons vu qu'il fit imprimer à ses frais, en l'accompagnant de commentaires, le recueil des documents sur les affaires jansénistes dont nous avons fait si grand usage, en même temps que la relation montrant les luttes soutenues par l'Université contre la doctrine de Descartes; son désir était de faire approuver par le saint-siège ces deux ouvrages. Le 9 mars 1680, il écrivit à Innocent XI une belle épître latine où il vantait la fermeté de l'Université contre les jansénistes et les cartésiens, qui doivent, dans son esprit, se confondre en une même réprobation^.
Par l'intermédiaire du recteur de La Flèche, un carme, ancien prieur de Challain^, se chargea de faire parvenir cette lettre au P. Fabri^. Puisqu'on faisait tant que