‹ Henry ArnauldChapitre 183 sur 267 · Hérésie imaginaire, lettre IX (25 septembre i665), p · texte numérisé non relu

Hérésie imaginaire, lettre IX (25 septembre i665), p

5. Ainsi Guy Lanier, abbé de Vaux (Grandet, t. I, p. 347). Joseph Grandet lui-même (t. II, p. 187) ne peut cacher son admiration.

plus écoutée de Henry Arnauld, sœur Marie-Constance Constantin, dont la silhouette aurait pu tenter, s'il l'avait mieux connue, le crayon de Sainte-Beuve ^

Appartenant à une excellente famille angevine, « puissante en biens 2 », sœur d'un grand prévôt de l'Anjou, Marie-Constance fut destinée à Dieu par sa mère, qui mourut peu après sa naissance. Négligeant cette dernière volonté, qu'elle ignorait, elle mena une vie mondaine et brillante qui la fit connaître à Hugues de Lionne, auquel elle fut fiancée^. Son père, Jacques Constantin, pour des raisons que nous ne connaissons pas, rompit le mariage projeté. Peu après , elle apprit par hasard les ordres maternels; les secondes noces de son père la décidèrent à entrer en secret à la Visitation d'Angers, où la mère Bouvard^ l'attira. Ses parents firent agir jusqu'au gouverneur de la province pour la retirer du cloître. Rien ne fit contre cette volonté puissante et une vocation inébranlable. Professe en i652^, elle résolut de rompre tous liens avec le monde. Devant les « personnes de distinction » que sa famille lui amenait à la grille du monastère, elle prenait

1. Sainte-Beuve ne fait que citer une fois « une mère Constance, supérieure de la Visitation d'Angers » [Port-Royal, t. V, p. ibj).

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