‹ Henry ArnauldChapitre 182 sur 267 · Mazarine 2434, p · texte numérisé non relu

Mazarine 2434, p

5. Guy Arthaud, Journal {Anjou historique, septembre-octobre 1905, p. 122).

6. Circulaire de la Visitation de Saumur de juillet 1667. Sur ce monastère et la mère de Pierres, sa fondatrice, cf. Mazarine 2486, p. i55; la Me de la R. mère Madeleine Gautron (Saumur, 1689),

ET LE JANSÉNISME. 3o3

On devine donc toutes les bontés dont Henry Arnauld comblait les trois monastères de la Visitation que contenait son diocèse et la « charité singulière » qu'il avait pour toutes ces religieuses i.

Cependant, Tordre entier était loin d'avoir les faveurs de Port-Royal. Contrairement à l'Oratoire, où grand nombre de Pères avaient des attaches notoires avec le jansénisme, la Visitation en était généralement indemne. On sait, en particulier, que c'est à la maison du faubourg Saint-Jacques à Paris que furent confiées les sœurs de Port-Royal pendant la persécution; plusieurs d'entre elles furent aussi envoyées soit à la Visitation de Saint-Denis, soit à celle de Chaillot^. Elles couvrirent les Visitandines de malédictions. « Je ne sçai, écrit la sœur de Port-Royal Geneviève de l'Incarnation Pineau, s'il y a un ordre de religion dans l'Eglise plus rempli de ténèbres que celui des Filles de la Visitation^ »; et l'on sait que Nicole les flétrit sous le nom de « geôlières incomparables^ ».

Peut-être la Visitation d'Angers, à laquelle Henry Arnauld s'attacha par une constante prédilection, aurait-elle encouru des reproches analogues s'il ne s'y était trouvé cette femme de haute intelligence, admirée par ceux mêmes qui lui furent le plus opposés^, la conseillère la

p. 482 et suiv.; une lettre de Maillard à Grandet en i685 (Grandet, t. II, p. 3i8).

1. La mère Agnès (lettre 3o3 de l'éd. Feugère, i5 décembre 1664, à Henry Arnauld) voyait la protection de François de Sales dans la guérison de Henry Arnauld. Après une grave maladie, « le bienheureux veut vous témoigner qu'il vous est redevable de la charité singulière que vous avez pour ses filles ».

2. Cf. Histoire des persécutions de Port- Royal (Villefranche, 1753), p. 3o2 et 309.

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