‹ Henry ArnauldChapitre 185 sur 267 · Mazarine 2434, p · texte numérisé non relu

Mazarine 2434, p

ET LE JANSÉNISME. 3o5

un air naïf et stupide, de sorte que ses parents « se retiraient tous honteux » ; elle les empêcha ainsi de veijir la troubler^.

Déjà célèbre par ses extraordinaires pénitences, elle fut élue économe, puis supérieure en 1660^; ses tendances jansénistes ne tardèrent pas à se faire jour, et elle ne semble pas au début avoir été difficile sur le choix des moyens destinés à les exprimer. En 1661, « deux jeunes professes » écrivirent ^ et firent jouer en son honneur une pièce avec des intermèdes comiques où les Jésuites étaient bafoués, Arnauld et ses amis exaltés. Il y aurait même eu certain tableau représentant Arnauld en carrosse tiré par deux jésuites en guise de chevaux, « tandis que le drap mortuaire de la communauté servait d'impériale^ ». Lorsque Antoine Arnauld vint à Angers, en 167 1, on lui lut cette pièce, ainsi qu'à M""^ Angran, qui pensa en mourir de rire.

Henry Arnauld se hâta d'encourager les tendances du monastère en nommant à la place de Tonnelier, confesseur, qui mourut aux derniers mois de 1666, son fidèle Bourigault^.

A côté de ces farces puériles et naïves qu'admettait la

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