‹ Henry ArnauldChapitre 186 sur 267 · Extrait de la circulaire sur sa mort : ci-après, note · texte numérisé non relu

Extrait de la circulaire sur sa mort : ci-après, note

2. La mère Marie-Constance Constantin fut supérieure pendant quatre triennats : 1660-1666, 1669-1675. De 1666 à 1669, ce fut la mère Fr. Le Tort qui fut supérieure. La mère Marie-Constance ne tut donc que douze ans supérieure et non dix-huit, comme dit Grandet (t. I, p. 104).

3. Ces renseignements sont tirés d'une lettre-circulaire écrite, en décembre 1679, par la mère Le Royer, alors supérieure de la Visitation d'Angers, que nous ont communiquée les sœurs de ce monastère.

4. Ce dernier détail est tiré de Grandet, t. II, p. 184, donc sujet à caution. Cependant, le fait de la pièce est certain à cause de la circulaire Le Royer, déjà citée.

5. Archives de la Visitation. Cf. Grandet, t. I, p. io3. Tonnelier

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mère Constantin, elle ne laissait pas d'ailleurs d'être en correspondance avec Port-Royal; la mère Agnès exprimait, en 1664, toute la gratitude qu'elle ressentait des (c bontés )) que la mère Constance « témoigne avoir pour nous^ », et elle chargeait son frère, l'évêque, de remercier la mère Constance « des reliques qu'il lui a plu de m'envoyer du bienheureux François de Sales, de quoi je conserve toute la reconnoissance que je dois ».

Ses rapports avec Port-Royal étaient si fréquents que, lorsque Henry Arnauld écrivait à la mère Angélique de Saint-Jean, il se contentait de désigner la mère Constantin par ses deux initiales : M. C.^. C'est à Angélique de Saint-Jean que Marie-Constance écrivit, le 24 février 1671, pour lu^ offrir de façon très touchante ses condoléances sur la mort de la mère Agnès ^.

Ces habitudes étaient d'ailleurs connues à Angers, de telle sorte que l'on disait de Marie-Constance, déclare François Grandet avec horreur, mais non sans un certain amour-propre local, « que tous les ouvrages de Port-Royal qui ont été répandus dans le monde avoient été soumis à sa critique et correction^ ».

D'ailleurs, en dehors de ces rapports avec les sœurs de Port-Royal, Marie-Constance en entretenait aussi avec certains solitaires. C'était Baudry d'Asson de Saint-Gilles, par exemple, qui se chargeait d'envoyer de Paris à Marie- Constance « tous les écrits de Port-Royal, que celle-ci fai-

était confesseur depuis trente ans (Mazarine 2484, p. iSç). Il était homme de confiance de Henry Arnauld pendant la Fronde {Journal de Guy Arthaud : Anjou historique, juillet 1902, p. 2).

1. Lettre 5o3 de l'éd. Feugère, à Henry Arnauld, i3 décembre 1664.

2. Ainsi lettre autographe de Henry Arnauld, datée « xi novembre », ms. fr. 19734, fol. 47. Autre lettre de 1680, Ibid., fol. 58.

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