Mémoires de Du Fossé, t. I, p
2. « Elle est regardée de toutes leurs communautés, qui sont au nombre de cent cinquante monastères, comme une autre mère de Chantail, quoiqu'il n'y ait rien de semblable que l'habit » (relation de la sœur Pineau, ap. Histoire des persécutions, p. 335).
3. Cf. un joli passage de Sainte-Beuve : Port-Royal, t. IV, p. 222.
4. Il semble que Grandet ait tort de dire douairière, cela ne peut être que la sœur de Saint-Simon, avec laquelle l'abbé Arnauld était si lié [Mémoires, p. 479 et 549).
5. Notes historiques conservées au monastère de la Visitation.
6. Il consola Bourigault par un canonicat à Saint-Pierre qu'il eut en 1670 (cf. G. l^ort. Dictionnaire, t. I, p. 457).
7. Cf. Grandet, t. I, p. 5o5. Je veux croire que la lettre citée par
ET LE JANSÉNISME. SoQ
la tête du prélat en cette occurrence, car il n'est pas possible de ne voir dans cette action qu'une inconséquence.
A ce moment d'ailleurs, la mère Constance eut à traverser une très grave maladie; les craintes de l'évêque furent extrêmes; il crut voir disparaître une conseillère si fidèle et si unie à Port-Royal. Aussi écrivit-il à ce sujet de façon vraiment touchante à la mère Angélique de Saint- Jean ^ Il la prie instamment de « faire en sorte que la mère Agnès accorde à la mère supérieure de la Visitation ce qu'elle luj^ demande ». « C'est, comme vous savez, ajoute-t-il, une fille admirable et qui se peut dire une des martires de la vérité. Elle est mourante et elle met sa principalle consolation à recevoir le petit escrit de la mère Agnès. Si Dieu nous l'oste, ce sera une perte pour sa communauté qui est inconcevable. Aussi toutes ses filles en sont dans une estrange consternation, horsmis cinq ou six qui l'ont persécutée pour la vérité. » On voit, par cette lettre, quelles divisions intérieures déchiraient le monastère. Marie-Constance guérit, et il n'est pas besoin de dire qu'elle ne rendit pas à Maillard la tâche douce. Celui-ci, n'arrivant à rien, dut abandonner la partie deux ans après avoir commencé.
C'est peut-être pendant le quatrième et dernier supériorat de la mère Marie-Constance que celle-ci prit le plus d'ascendant sur l'esprit de Henry Arnauld; « sarbacane de l'évêché )), l'appelaient ses ennemis-. Elle avait de fré-
Grandet, t. I, p. 5oi et 5o2, qu'aurait écrite Maillard à François Grandet sur la visite du 23 août, est apocryphe. On ne peut en justice et sans preuves positives charger la mémoire du supérieur du séminaire de l'accusation d'avoir accablé d'injures si indécentes son êvêque, ni le croire capable d'une duplicité semblable à celle dont il aurait fait preuve en acceptant des mains de ce même évêque la charge de supérieur du séminaire.
1. Lettre autographe du 23 juillet 1670 : ms. fr. 19734, fol. 42.