‹ Henry ArnauldChapitre 191 sur 267 · Grandet, t. I, p. 35i · texte numérisé non relu

Grandet, t. I, p. 35i

quentes conférences avec Tévêque et servait en particulier d'intermédiaire pour les négociations sur le séminaire.

En 167 1, Antoine Arnauld put l'apprécier pendant son voyage à Angers avec Nicole et M'"^ Angran, lorsque la Visitation devint, selon Grandet ^ une véritable « hostellerie des jansénistes » pendant plusieurs semaines, et il garda avec elle des habitudes de correspondance. Nous avons vu qu'il lui écrivit sur les affaires de l'Université'.

Les quelques sœurs signalées par Henry Arnauld comme fort opposées à la mère Marie-Constance dressèrent, à une date que nous ne pouvons fixer, une requête qui fut envoyée à Châteauneuf, puis naturellement communiquée à Harlay et au Père de la Chaise ^\ Toujours est-il que la mère Marie-Constance, sur le reçu d'une lettre de cachet, gagna la Visitation de La Flèche le 2g août 1679^, et c'est le carrosse de l'évêché qui l'y mena.

Étant revenue à Angers très malade, en juin 1680, la mère Marie-Constance n'y fut pas plus tôt arrivée que Henry Arnauld reçut l'ordre du roi de l'envoyer à la Visitation de Tours. On obtint cependant un délai de trois semaines ; il fallait employer ce temps à essayer de la disculper aux yeux de la cour. Précisément, la princesse de Bade\ cousine assez proche du roi, qui habitait généralement en France depuis son veuvage, se rendait en Bretagne dans le courant de 1680; comme elle était dame du

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