‹ Henry ArnauldChapitre 218 sur 267 · Lettre du ler mars 1662 : ibid., p · texte numérisé non relu

Lettre du ler mars 1662 : ibid., p

de Sainte-Croix. Il ajoute, en post-scriptum, que l'appui du cardinal de Retz ne serait pas à négliger, surtout à cause de son amitié bien connue avec Hilarion*; mais il ne faudrait avoir recours au prélat que dans le cas où il irait à Rome-.

Loin, d'ailleurs, de croire que son séjour à Toulouse pourrait être nuisible à l'affaire, La Mirande est persuadé qu'il pourra y être très utile. Pendant, en effet, qu'Antoine écrivait de nouveau à Andilly qu'il ne « s'inquiète guère » de l'opinion qu'on a de lui à Rome et qu'il le prie de tout abandonner^, La Mirande travaillait sous main en Languedoc. Il y eut des conférences^ avec le jésuite Ferrier, puis avec Ghoiseul, l'évêque de Cominges, qui, poussé par Pavillon^, vint le trouver en 1662. A vrai dire, Ferrier brouillera tout. Se targuant d'une autorité sur le P. Annat et sur la cour qu'il ne possédait pas, il décida que l'on pourrait dispenser Antoine Arnauld de la « créance du fait ». Larrière prétend*' que le P. Annat ne s'opposa pas à ce que Ton préparât de cette façon les bases de l'accommodement; mais le P. Bagot, secrétaire intime du confesseur, dit à Des Lions, en i663, que « le P. Annat n'estoit point de cette négociation, qu'il n'y avoit que

1. Ce post-scriptum, qu'on lit dans la copie contemporaine de cette lettre (ms. fr. 17798, fol. iSg), a été omis dans l'édition. Il est ainsi conçu : « Le Père Hilarion est intime amy de M. le cardinal de Retz. Si elle aloit à Rome, S. E. est aussi particulièrement bien dans l'esprit du Pape ».

2. En mars 1662, Retz était à Gommercy (cf. A. Gazier, les Dernières année" du cardinal de Ret^, p. ii5i. Il ne devait retourner a Rome qu'en i665 {Ibid., p. i36).

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