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CHAPITRE IV

Autour des lettres a Péréfixe.

Les lettres écrites par Henry Arnaald à Choiseul viennent de nous donner la preuve d'une réelle sollicitude montrée par l'évêque d'Angers à l'égard des religieuses de Port- Royal. Il faut reconnaître que jamais on ne vit se démentir cette affection fraternelle dans les épreuves qu'eut à traverser le monastère. On peut dire qu'à chacune des étapes de leur route de douleurs les religieuses recevaient de l'évêque un appui ou un témoignage de sympathie.

Lorsque l'arrêt du Conseil (i3 avril 1661) qui marqua le début de leurs malheurs eut décidé l'expulsion des pensionnaires à Paris et aux Champs, Henry écrivit deux lettres pleines de bonté dont la mère Agnès le remercia le 4 mai-. La suite des persécutions que Port-Royal eut à subir est trop connue et a fait l'objet de récits trop nombreux pour qu'il soit utile de donner ici plus qu'une rapide énumération. Après l'exil de Singlin^, le lieutenant civil apporta, le i3 mai, au monastère de Paris une lettre de

1. Lettres de la mère Agnes, éd. Feugère, t. I, p. 491 « ... C'est ce qui nous oblige de vous faire ce billet, encore qu'il n'y ait rien de nouveau, pour vous ôter de la peine où vous pouvez être de notre état, qui est tel qu'il plaît à Dieu, qui nous fait la grâce d'adorer sa sainte volonté avec toute la soumission qui nous est possible... »

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