Œuvres d'Arnauld, t. I, p
4. Le ms. fr. 10497 contient cette lettre, fol. i33 (copie provenant d'AndillvI.
tude de Henry. La lettre porte sur Taffection qu'il nourrit à l'égard des religieuses de Port-Royal ; c'est de grand cœur qu'il leur consacrera tout son dévouement* : le ton n'a aucune trace d'aigreur.
Le rapide revirement de l'évêque d'Angers fit concevoir à Port-Royal de grandes espérances. Sacy, en particulier, écrivit à Angélique de Saint-Jean une lettre- où il dit regretter que Henry n'ait pas été choisi comme médiateur. A l'heure actuelle, « je ne crains rien, ajoute-t-il, ayant pour nous M. d'Angers uni à M, Arnauld; M. d'Angers n'a rien fait encore de si grand, ce me semble, que cette action. »
Cependant, une correspondance très obséquieuse continuait entre les évêques d'Angers et de Cominges. Henry écrivit à son collègue, le 3 octobre, une lettre remplie de l'urbanité la plus complimenteuse-^.
Choiseul répondit en quelques mots où l'amertume réelle qu'il devait éprouver est fort bien dissimulée.
Alexandre VH, par son bref du 29 juillet i663, donnait tort aux négociateurs^; il montrait définitivement que, sans hésiter ni chercher de moyens termes, il entendait exiger de tous une égale condamnation de Jansénius.
La paix ne vint que de Clément IX.
1. « Toutes les occasions de vous témoigner le respect que j'ay pour vous et mon attachement aux choses qui vous touchent me seront toujours très précieuses. Mais celles qu'il vous plaist de m'oflrir en me commandant de parler à M. l'archevêque de Paris d'une si sainte famille [i. e. Port-RoyalJ me donnent une joie particulière... »