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Mémoires, éd. Bonnefon, t. III, p

4. Henry Arnauld était aussi en correspondance de politesse avec le prince de Gondé (cf. lettre de Henry Arnauld du 14 novembre 1667 :arch. de Ghantilly, P, t. XXXVI, fol. 35o).

6. Autographe, Trie, 28 juillet 1671 : bibl. de Nantes, collection d'autographes; cf. aussi une allusion à Henry Arnauld dans une lettre de Mme de Longueville au Dr Vallant : ms. fr. 19584, p. 64 (98).

36o HENRY ARNAULD

La confidente intime de la duchesse', M"*-' de Vertus, fidèle amie de Port-Royal, semble aussi avoir partagé raiïection de Henry Arnauld : « Personne au monde, écrit-il à Port-Royal, n'a pour elle plus d'estime, de tendresse et d'amitié que j'en ay' «; il la considère, écrit-il ailleurs, comme sa « véritable fiUe^ ».

L'évêque d'Angers était, on le voit, rattaché à Port- Royal par mille liens qu'il se plut à resserrer en avançant en âge. Dans son diocèse même, les religieuses de sa famille entretenaient, souvent en dehors de lui, bien des intelligences; il y avait même certains couvents qui s'efforçaient de prendre modèle sur celui des Agnès et des Angélique. Ainsi, pendant six ans consécutifs, la mère Agnès se chargea de diriger le monastère de la Fidélité de Saumur^; on peut s'en rendre compte par les lettres qu'elle adressa à la mère Renée de Saint-Paul, qui fut cellérière de la Fidélité, ainsi que dans le récit des rapports constamment affectueux qu'elle entretint avec Madeleine Gautron, la supérieure, qui eut, à l'époque, une assez grande réputation de sainteté. Port-Royal subvint même aux besoins du monastère, qui était trop dépensier en bonnes œuvres^. Une des fidèles d'Antoine Arnauld, M'"^ du Gué de Bagnols*', prêta à la Fidélité de Saumur une somme de trois mille livres. « Jamais aumosne, écrit

1. Cf. lettre de Bernières à Taignier (Hermant, 1. XXVIl, ch. vu).

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