I. Ci-dessus, p. 168 et
PIFXES JUSTIFICATIVES. SyS
et j'en dis mon sentiment à Monsieur votre frère, mon bon et fidèle ami. Je ne sais s'il vous en a écrit et que S. M., parlant à quelques prélats de votre lettre, leur rendit un véritable témoignage de votre mérite et vertu. Mais je suis obligé de vous dire que je sais de bonne part qu'il ne se peut rien ajouter à ce que dit là-dessus d'avantageux M. l'archevêque de Toulouse, lequel appuya fortement sur la belle, sage et prudente conduite que vous teniez en votre diocèse; et vous pouvez bien le croire, Monseigneur, puisque je vous l'écris, n'étant pas d'humeur à flatter, et n'ayant pu apprendre ce talent si familier aux courtisans pendant vingt-deux ans de séjour que j'y ai fait. Ce n'est pas un bon chemin pour y faire ses affaires; mais au moins j'ai grande satisfaction que l'on ne m'y puisse rien reprocher. Mais, Monseigneur, vous voulez bien que je vous demande si vous avez fait vœu de ne point venir voir vos amis par deçà; car autrement il faudroit se résoudre à vous aller visiter. J'ai été sur le point, allant à Nantes et en Poitou ; mais le prompt retour du Roi m'a fait différer à un autre temps. Faites-moi, s'il vous plaît, l'honneur de m'aimer toujours et de me donner quelque part en vos bonnes grâces, et de me croire véritablement, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur et confrère.
Claude, évêque de Coutances.
(G. Hermant, Mémoires, 1. XXVI, ch. viii.)
Lettre de Henry Arnauld à Hugues de Lionne^. (21 août 1661.)
J'avois prié M. Gaudon devons faire savoir que ma maladie m'empêchoit de vous faire réponse à la lettre que vous m'aviez fait l'honneur de m'écrire, et je m'assure qu'il n'y aura pas manqué. Je commence à me porter, grâces à Dieu, assez bien, et il ne me reste qu'un peu de foiblesse, mon mal ayant été assez violent. Les médecins l'attribuent à un travail excessif; mais pour le pouvoir modérer il faudroit n'être point évêque. Si j'avois moins de preuves de l'extrême bonté que vous avez