I. Pavillon
signaler son zèle d'une manière si apostolique, il ne l'empechc de se laisser éblouir par ce nouveau Formulaire qui, bien que différent du premier dans la forme, en ce qu'il procède d'une puissance légitime au lieu que l'assemblée n'en avoit aucune, ne différeroit en rien dans le fond, puisque, le fait demeurant toujours un pur fait, il n'obligera personne à le croire et ne sera jamais un sujet suffisant de traiter personne ni d'hérétique ni de schismatique.
Ce sont les véritables sentiments de mon cœur et la résolution que Dieu m'a fait prendre par sa grâce de tout souffrir avec joie, plutôt que de lui manquer de fidélité dans une occasion si importante et dont j'aurai un jour à lui rendre compte dans son redoutable jugement.
Je lui demande. Monseigneur, la grâce de vous imiter, en n'appréhendant que lui seul, et de vous faire connoître avec quel inoubliable attachement votre vertu m'unit à vous et me fait souhaiter de me rendre digne de l'amitié dont vous m'honorez par tous les devoirs et les services que vous sauriez attendre de la personne du monde qui est, avec plus de respect et de vérité, Monseigneur, etc.
(Copie de Lepaige, recueil « Formulaire », i665-i666, ms.)
Lettre de la duchesse de Longiieville à Henry Arnauld^ .
De Trie, le 19 mars i665.
Je chéris trop, Monseigneur, les occasions de vous assurer de mon respect et de ma vénération pour perdre celle que me procure M. l'évéque d'Alet en m'adressant sa réponse à la dernière des lettres que vous lui avez écrites;... il en est si plein qu'il ne peut se lasser de la louer^. Il est vrai. Monseigneur, qu'on ne peut assez le faire ni assez remercier Dieu de vous avoir fait la grâce d'avoir écrit une telle lettre, car, en vérité, elle sera l'instruction de tous les siècles, et on ne peut se ras-