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2. « De la lettre d'Angers à M. de Paris » (note de Lepaige). On remarquera que la copie de Lepaige est incomplète.

sasier de l'admirer; pour moi, elle me paroît tous les jours nouvelle.

Béni soit Dieu, qui suscite à son Eglise des prélats comme vous pour la soutenir durant qu'il permet que tant d'autres l'oppriment. Trouvez bon que je vous félicite de ce choix que sa miséricorde a fait de vous de toute éternité pour un si saint et si grand ministère, en vous séparant de la foule de ceux qui, en ayant un pareil, en font un usage si différent, et agréez que je vous demande un peu de part dans votre amitié et en vos très saintes prières dont on a plus besoin que jamais.

(Copie de Lepaige, volume « Formulaire », iC)65-i666, ms.)

Lettre de Henry Arnaiild à Choart de Bu:{enval, évéque de Beauvais^ .

Angers, ce i8 août i665.

Je ne vous puis dire, Monseigneur, combien je me sens fortifié par la lettre que vous m'avez fait Thonneur de m'écrire le 14 de ce mois et jusqu'à quel point va mon admiration de cette fermeté inébranlable et vraiment épiscopale que Dieu vous donne.

J'ai une extrême impatience de voir quelle réponse vous aura fait le saint prélat sur l'arrêt du Conseil. Nous devons attendre cela comme notre oracle et suspendre cependant toutes nos résolutions.

J'ai cru, dès que j'eus connoissance de l'arrêt, que l'on feroit les derniers efforts du côté de la cour pour gagner Mgr de Noyon et le séparer d'avec nous, et je vois en effet qu'on n'a rien omis pour cela; mais je n'ai pas assez mauvaise opinion de lui pour douter le moins du monde de sa fermeté et de sa persévérance. S'il avoit été capapable de se laisser afifoiblir parles promesses et les belles espérances que le P. Annat n'aura pas manqué de lui faire donner, vos conseils fermes et généreux Tauront raffermi, et d'autant plus que vous ne les lui avez donnés qu'à la prière qu'il vous en a faite. Je vous demande. Monseigneur, d'avoir la bonté de me faire savoir à quoi il se sera résolu.

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