Ci-dessus, p
inspirer à V. M. la résolution si sainte de finir les contestations qui troubloient TÉglise depuis si longtemps. La part que sa providence adorable m'a voulu donner dans ce grand différend m'engage à une reconnoissance particulière envers V. M. pour l'avoir si sagement et si heureusement terminé.
Mais j'ose dire, Sire, que, quelqu'avantage qui en revienne à tous ceux qui souffroient de ces misérables divisions, V. M. y en trouvera plus que personne, puisqu'avec la gloire immortelle qu'elle en recevra de la part des hommes, elle s'en doit promettre toutes les bénédictions du ciel dont Dieu sait récompenser les princes justes. Ce sont, Sire, les vœux que je fais; ce sont les prières que je ferai tous les jours au saint autel avec tout le zèle ardent dont je suis capable et qui sont les meilleures marques par lesquelles je puisse témoigner à V. M. que je suis, avec un profond respect et une fidélité inviolable. Sire, de V. M. très humble, très obéissant et très fidèle serviteur et
sujet.
Henry, E. d'Angers.
A Saumur, ce i5 septembre 1668.
(Autogr., Aff. étr., France 1482, fol. 295.)
Lettre de Henry Arnauld à Hugues de Lionne^.
A Saumur, ce i5 septembre 1668.
Comme la paix que le Roi vient de donner à l'Eglise est un ouvrage qui surpasse l'imagination, la part si particulière que vous y avez eue et la connoissance que j'ai de celle que votre extrême bonté pour moi m'y a donnée, en voulant bien considérer mes intérêts parmi ceux de l'Église et de l'État, m'engagent. Monsieur, à des sentiments de reconnoissance vers vous, qu'en vérité je ne suis pas capable de vous exprimer. Dieu, qui s'est servi de vous et de vos sages conseils pour déterminer cette grande affaire, peut seul en être la récompense. Pour moi, j'en conserverai dans mon cœur tout le ressentiment que je dois, et, si j'étois assez heureux pour vous en pouvoir donner des marques, j'ose vous assurer que vous en seriez