‹ Henry ArnauldChapitre 260 sur 267 · La mère Agnès, morte le 19 février · texte numérisé non relu

La mère Agnès, morte le 19 février

les champs dans des visites très pénibles, ce qui fait que je suis extrêmement pressé.

Je vous prie de bien assurer la m.ère abbesse et toute la communauté que je les porte toutes dans mon cœur et qu'il ressent tout ce qu'elles souffrent.

{Au dos^ d'une main contemporaine :) « M. l'évesque d'Angers, 1671. »

(Autogr., ms. fr. 19734, fol. 48.)

Lettre de Henry Arnauld à la mère Angélique de Saint-Jean ^ .

23 janvier 1674.

Je viens de recevoir, ma très chère nièce, vostre lettre du 16 avec bien de la joye et de la consolation. Elle m'a trouvé un peu mieux et de mon rhume et de ma goutte, mais dans un estât que je peus dire d'une santé languissante. Il est vray que je me gouverne d'une manière qui passe dans l'esprit de tous ceux qui en ont connoissance pour assez extraordinaire; car je n'en travaille pas moins, étant plus persuadé que jamais qu'un évesque en doit uzer ainsi et n'en peut uzer autrement et que c'est la véritable explication de ces paroles : Bonus pastor animam suam dat pro ovibus suis'^. C'est-à-dire, ma très chère enfant, que j'ay très grand besoin que l'on me recommande à notre bon Dieu et je ne doute point que toute votre communauté ne le face avec toute la charité que je dois, ce me semble, attendre d'elle, puisque je porte dans mon cœur toutes celles qui la composent et que je les considère comme mes véritables filles. J'y comprend M'^« de Vertus, ce qui me fait recevoir avec bien de la douleur les nouvelles que vous m'en apprenez, qui ne peuvent guères être plus mauvaises. Asseurez-la, je vous prie, que je me souviens d'elle devant N.-S. Je loue Dieu de la santé qu'il donne à 900^ et suis à vous, ma très chère nièce, d'une manière que nulles paroles ne peuvent exprimer.

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