Marie de Sainte-Magdeleine du Fargis d'Angennes
5. Cette demoiselle, ancienne fille d'honneur de Madame Henriette, à laquelle Henry Arnauld s'intéresse tant, méritait peu de considération; elle fut compromise dans l'atfaire de la lettre espagnole
duitte outre la ..J par des voyes tout à fait extraordinaires et, comme je la connois presque depuis sa naissance, je vous puis asseurer que le fonds en est excellent. Enfin, c'est une de mes ouailles dont je suis obligé de prendre soin, et ce m'est un grand sujet de joye et de consolation de ce que je la vois dans cette sainte résolution d'aller chercher dans vostre sainte maison son repos et son salut. Je receus hier une lettre d'elle admirable ; mais le principal est que son cœur me paroît tout à fait touché. Je crois que M^^^ de Longueville et M^^^ de Vertus ont parlé d'elle avantageusement; et, aprez cela, qu'aurois-je à ajouter ?. . . Qu'elle sçache, je vous prie, que je l'ay bien recommandée; elle me conjure dans les termes du monde les plus touchans de luy rendre ce bon office. Dieu veut, ce me semble, que l'on luy tende la main, et c'est une des plus grandes charitez que l'on puisse faire.
Il faut finir, aprez vous avoir asseuré, ma très chère nièce et ma fille, que mon cœur est tout à vous.
(Lettre autographe non signée : ms. fr. 19784, fol. 41-43.)
Lettre de Henry Arnauld à la mère Angélique de Saint-Jean.
A Baugé, ce 8 mars [1671].
Je vous ay déjà témoigné, ma très chère nièce, ma douleur de la perte que nous avons faitte, quoique ce soit manquer de foy que de pleurer cette chère deffuncte^.
J'ay, depuis, receu vostre lettre du 26 du mois passé, avec l'escrit qui l'accompagnoit, et je ne puis jamais assez vous dire combien je vous suis obligé de l'un et de l'autre, et je vous conjure, ma très chère nièce, de m'envoyer tout ce qui se fera sur ce même sujet. Je disois tous les matins à la mère Angélique 07^a pi^o me, et je dis maintenant orate.
Je suis icy accablé d'affaires ; il y a quinze jours que je cours
et enfermée à Fontevrauld. Cf. Lettres de Sévigné (éd. des Grands Écrivains), t. I, p. 148; t. II, p. 179; Lettres de Louis XIV recueillies par Rose, éd. Morelly, t. I, p. 172-173.