Arch. Vatic, Nunziatura di Francia, vol
3. Les lignes suivantes sont tirées des quatre sources citées plus haut, confrontées et complétées Tune par l'autre.
4. C'est grâce à sa merveilleuse éloquence que Rohan avait toujours eu prise sur les Angevins. Cf. Jousselin, p. 45S.
notre résidence, pour attirer plus aisément en notre absence les esprits à la révolte, non seulement contre le Roy, mais contre l'Eglise même^ ». Il est aisé de deviner, par le ton de cette philippique, l'accueil que reçurent à Saint-Maur, le 25 janvier, les députés du clergé d'Angers venus pour conclure l'armistice^. Henry Arnauld venait d'adresser une lettre à Mazarin pour protester de son inaltérable dévouement*^ Il montra aux délégués copie de sa lettre au roi et de celle qu'il avait écrite à du Tronchay. « D'un côté, je déclare, disait-il, que je ne suis pas assez extravagant pour vouloir faire la charge de M. de Rohan, de l'autre je veux bien que l'on sache que je crois faire la mienne en donnant avis au Roy de tout ce qui se passe contre son service et en m'y opposant de tout mon pouvoir. » La députation battit en retraite. L'abbé Arnauld revint à Angers, porteur du manifeste adressé à du Tronchay et chargé de rompre les négociations avec Rohan. L'aimable abbé nous a laissé le récit de son entrevue avec le gouverneur. A l'en croire, il aurait écrasé le rebelle sous des carreaux enflammés. « C'est le ton de la famille, disait-on à Angers, et, si j'avois une maîtresse, je lui parlerois sur le même ton^. »
Les prêtres ne cherchaient pas à fléchir la colère du duc de Rohan et à obtenir le retour de leur pasteur. Leur impatience en était médiocre. Ils acceptèrent de le recommander dans des prières secrètes, mais non publiques. Eveillard engagea un curé à « prêcher hautement » en faveur de l'exilé; « ledit curé lui répondit sans émotion