Comm. du cant. des Ponts-de-Gé
2. La Violaye fut tué peu de jours après au cours du siège d'Angers à bord d'une galiotte chargée de pierriers que Rohan avait envoyée sur la Maine {Relation véritable de ce qui s'est passé au siège... d'Angers, s. 1. n. d. [i652], p. 3).
méchante hôtellerie. Le lendemain 22, il gagne l'abbaye de Saint-Maur-sur-Loirei.
Le bruit de l'attentat des Ponts-de-Cé se répandit à Angers en un clin d'œil ; il gagna même Rome, où le nonce Bagni écrivit la nouvelle au secrétaire d'Etat^. La grossièreté du procédé excita un certain trouble 3. Dès le 22, le chapitre cathédral demanda au gouverneur quelles étaient ses intentions. Rohan lui tint, ainsi qu'à l'abbé Arnauld, un langage éloquent^ et modéré en apparence. Il affirma qu'il laisserait l'évêque revenir s'il promettait « de ne se mêler d'aucune chose concernant le gouvernement politique..., de faire simplement sa charge d'évêque, sans se mêler de la sienne de gouverneur »; que si cette proposition était acceptée il choisissait, lui, gouverneur, M. le conseiller du Tronchay-Martigné comme « entremetteur de l'accommodement » et dépositaire de la promesse épiscopale. Au surplus, il donnait l'ordre d'atteler incontinent ses chevaux à son carrosse pour aller au-devant de l'évêque. Plaisante ironie, car, quelques heures plus tard, devant ses bons amis les gens de la ville, il parla des « cabales » de l'évêque, qui devra, maintenant, écouter ses ordres.
Muni d'un passeport, l'abbé Arnauld porta ces propositions à l'évêque, qui les reçut avec indignation. Le gouverneur, écrivit-il à ses ouailles, « se servit, par un artifice honteux, de suppositions et de calomnies pour essayer de nous rendre odieux auprès des peuples et enfin, par une violence qui approche de l'impiété des tyrans et des ennemis de l'Eglise, il nous empêcha l'entrée dans la ville de