Ibid., p
lui non seulement par Bouthillier, son métropolitain, mais même par Beauvau, évêque de Nantes, que Ton ne peut accuser de sympathies jansénistes^. Les prélats se heurtèrent à un refus inébranlable^.
On peut, semble-t-il, trouver deux motifs à cette abstention volontaire de l'évêque d'Angers. Nous voyons le premier dans la grande modération dont il tenait à faire preuve dans les querelles religieuses et que tous ses contemporains ont louée. Assurément, son nom l'aurait mis en vue dans ces assemblées; il aurait eu à contempler des spectacles affligeants pour un caractère pacifique et à subir bien des vengeances. Il était sûrement préférable qu'on l'oubliât, et c'est, en somme, ce que l'on fit; son mandement sur la bulle d'Innocent X ne fut pas mis à l'index et le pape lui notifia le jubilé 3. La ligne de conduite qu'il adopta était certes la meilleure, et au point de vue de son repos personne], et pour la tranquillité de son diocèse, auquel il consacrait une infatigable sollicitude. Les conseils impératifs de son frère, joints au témoignage de sa conscience, seront nécessaires pour le décider à sacrifier la paix religieuse de l'Anjou à la « défense de la vérité ».
Le second argument qui dut le pousser à rester dans son diocèse est la règle de la résidence. On connaît une phrase de Colbert^, — en même temps qu'une charmante épi-