‹ Henry ArnauldChapitre 72 sur 267 · Cf. Grandet, t. I, p. 3o6 et suiv · texte numérisé non relu

Cf. Grandet, t. I, p. 3o6 et suiv

2. G. Arthaud, Journal; Anjou historique, novembre 1904, p. 249. Voir, sur cette assemblée de Loches, une allusion faite par Péréfixe au sujet du rôle que joua Henry Arnauld dans l'interrogatoire de la prieure de Port-Royal (Du Fargis) en novembre 1664 [Histoire des persécutions, p. 452).

3. Il le publia le 17 mars i656 [Mandements..., p. 45) et en reçut une grande consolation; 3oo,ooo personnes le gagnèrent [Lettres de la mère Angélique, t. I, p. 365).

4. « La longueur de ces assemblées causoit un préjudice considérable à l'Eglise par l'absence des évêques de leurs diocèses » (Colbert, Journal de i663, dans Lettres, t. VI, p. 488).

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gramme de Racine^, — où sont condensés les reproches faits à ces prélats qui préféraient à leurs diocèses les brillantes assemblées du clergé. Depuis i65o, Henry Arnauld tint à honneur de ne plus revoir Paris et de rester obscurément en Anjou; il préféra travailler avec une humble ardeur au bien de son clergé et sacrifier la vaine gloire de disputes moins profitables. Le bras vigoureux d'Antoine secouera ce calme que les jansénistes appelaient inertie. La lettre de cachet du 26 mai posait nettement la question du Formulaire : Henry Arnauld avoue qu'aussitôt l'ordre donné il fut travaillé par des hésitations de conscience terribles 2. Déjà en décembre 1660, peu après les déclarations formelles du roi aux dignitaires de l'assemblée du clergé qui faisaient prévoir l' « exaction » prochaine du Formulaire, l'évêque d'Angers en écrivait à son frère le docteur une lettre très troublée. Il blâme assurément, sans hésiter, une telle signature; mais, ajoute-t-il, « néanmoins il faut tourner la médaille. Faut-il que, pour une question de fait, un évèque s'expose à toutes les extrémités imaginables et abandonne tout un diocèse où Dieu, par sa miséricorde, lui fait la grâce de faire quelque bien? Je demeure d'accord avec vous que je serois trop heureux si c'étoit pour l'un des cas pour lesquels ces grands évêques de l'antiquité se sont exposés à toute sorte de péril. La question est de savoir si c'est ici l'un de ces cas^... ».

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