‹ Henry ArnauldChapitre 99 sur 267 · Varet, t. I, p. 44 et suiv · texte numérisé non relu

Varet, t. I, p. 44 et suiv

3. On lit, p. 3 de sa deuxième lettre au roi du 24 juillet 1662 : « Il s'est trouvé des personnes assez hardies pour avouer que le Pape a la mesme infaillibilité que J.-C, mesme dans les questions de fait, et qu'on peut croire de foi divine ce qu'il en a décidé... »

neuf laissent clairement entendre que leur protestation est surtout motivée par l'atteinte portée de divers côtés aux libertés de l'Église gallicane.

Parallèlement, les quatre évêques écrivirent au roi et au pape. Comme étant celui « qui avoit plus d'habitude en Italie )), ce fut Henry Arnauld qui se chargea d'expédier la lettre au pape en l'accompagnant d'une lettre au cardinal neveu, le suppliant de la présenter à son oncle ^ Sans ambiguïté et sans retrancher rien à leurs mandements, les quatre montrent l'absolue nécessité de la signature avec distinction. Henry Arnauld, à cause de sa liaison avec Lionne, lui expédia la lettre des quatre au roi^; elle porte surtout sur la question de l'Église gallicane.

Nous ne pouvons croire que cette nouvelle levée de plumes fut alors très habile; peut-être aurait-il mieux valu laisser Rome et Paris se gourmer sur le gallicanisme sans plus intervenir. En tous cas, le résultat immédiat fut fâcheux. Avant,même d'avoir entre les mains la lettre des dix-neuf. Clément IX condamnait de nouveau ^ les quatre évêques et nommait des commissaires. Le parti opposé aux jansénistes en conçut les plus vastes espoirs. Des Lions voyait peu après le docteur de Sainte-Beuve, qui lui dévoilait tout le plan machiné par les molinistes. « Ils attendent, lui dit-il, la mort de M. d'Alet à l'équinoxe pro-

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