MAT
On fit au pauvre missionnaire de dignes funérailles. Elles eurent lieu le lendemain, 31 décembre, dans l'après-midi. Le proviseur ecclésiastique représentant l’évêque, des chanoïines.des missionnaires du Cœur-de- Marie, des Pères de Saint-Vincent-de-Paul et une vingtaine de prêtres suivaient le corps, ainsi que le delegado del Gobierno (1), l'alcade de la ville, plusieurs notables et tous les Belges présents à Las Palmas. Quatre de ces derniers tenaient les coins du poêle. Sur le cercueil, ouvert suivant la coutume du pays, était déployé le pavillon belge que soutenait le consul de Belgique: légitime hommage rendu par la patrie au jeune missionnaire qui avait sacrifié sa vie à l’œuvre nationale.
La nuit tombait quand le cercueil fut déposé dans la sépulture qu’une province d’Espagne de la Com- pagnie de Jésus avait acquise autrefois pour l’un de ses Pères, décédé à Las Palmas €)