‹ Henry MonnierChapitre 4 sur 5 · LES PLUS REMARQUABLES DU TEMPS · texte numérisé non relu

LES PLUS REMARQUABLES DU TEMPS

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Le succès qui a accueilli les deux premières éditions de ce livre pourrait, ù la rigueur, nous dispenser d'entrer dans de nouvelles explications sur rintérêt des matières qu'il traite et

sur l'importance des nombreux documents qu'il contient; mais il nous a semblé qu'il ne serait pas hors de propos aujourd'hui de dîrefpMlques mots sur la pensée de l'auteur»

sur le plan qu'il a suivi et sur les motifs qui doivent faire, à notre avis, désirer en ce moment une réimpression de cet ouvrage.

V Histoire-Musée de la République française n'est pas, à proprement parler, une histoire de la République , c'est-à-dire un récit plus ou moins détaillé des événements publics groupés et appréciés suivant la passion politique, le système ou l'école philosophique de l'auteur ; elle n'est pas non plus, comme on pourrait le penser, un simple recueil de documents, plutôt fait pour les écrivains que pour les lecteurs; elle tient ù la fois de ces deux genres de livres; plus impartiale et moins solennelle que les narrations des historiens, en ce qu'elle se borne, la plupart du temps, à exposer les circonstances dans lesquelles se sont produits les lettres, les dessins, les emblèmes, les caricatures, dont elle retrace et conserve l'image exacte comme autant de

i des luttes des partis, elle est moins sèche aussi et plus instructive qu'une simple collection de pièces, parce que, en guidant le lecteur par un récit rapide des £iits qui relient entre elles ces productions si diverses de l'esprit français pris sur le fait dans le moment où la surexcitation des passions de parti lui donne l'essor le plus énergique, elle met Tobservateur intelligent à même d'en déduire des enseignements utiles.

On pourrait dire que Y Histoire-Musée de la République française est la chronique du mouvement quotidien de Tesprit français pendant la Révolution.

Quant à l'opportunité du moment choisi pour cette réimpression, nul ne contestera qu'elle ne saurait se produire plus à propos que dans ces temps de calme si favorables h la méditation, ces temps où les esprits sérieux aiment à chercher dans Tctude impartiale du passé la raison d'être du présent et la leçon de l'avenir.

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