‹ Henry MurgerChapitre 2 sur 2 · IG · texte numérisé non relu

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ordonne de ne parler des morts qu'avec des éloges sans restriction. Mais je crois que les panégyriques à outrance, au lieu de glorifier la mémoire d'uu homme, l'écrasent. C'est un ancien et excellent proverbe que celui qui veut la vérité pour tout le monde, pour les morts comme pour les vivants. J'étais l'ami de Mùrger, et je m'en honore; cependant, je tiens pour une sorte d'impiété de prononcer des harangues menteuses, à côté d'une fosse fraîchement ouverte.

D'ailleurs, les qualités de Miirger sont bien à lui ; ses défauts sont surtout ceux de son époque. 11 y a des époques fécondes en grands hommes, d'autres presque stériles. 11 appartenait à une mauvaise gi3nération, — j'ai le droit de le dire, j'en suis, — • à une génération vieillie avant l'heure, et, malgré sa vieillesse prématurée, sans expérience, sans enthousiasme et sans colère, ayant de la vanité et pas du tout d'orgueil, une vanité niaise, puérile, qui se manifeste surtout par l'affectation d'une ironie mesquine, en face de tous les

enthousiasmes et de toutes les grandes causes ; a une génération, en un mot, qui laissa périr dans ses mains le magnifique héritage que lui avaient légué les hommes de 1830. Mûrger valait certainement beaucoup mieux qu'elle, mais il ne put échapper complètement à son influence énervante et morbide. Amoureux, en poète qu'il était, de l'idéal, il l'alla chercher dans les milieux qu'il était obligé de traverser, et où il est dangereux parfois de rester trop longtemps.

Je n'en sais pas de meilleure preuve que son livre le plus vanté, celui qui fait encore aujourd'hui la meilleure partie de sa réputation, un livre de talent, de beaucoup de talent, sans contredit, mais une triste livre. Non, il n'est pas vrai que la Vie de bohème soit un poème de jeunesse, d'insouciance et de gaieté. C'est un livre malsain^ faux souvent, oij le vice grimace, où la jeunesse se farde comme une coquette surannée, où l'insouciance est feinte et cache non pas une paresse parfois poétique, mais la lâche indolence de gens sans courage et sans

talent. Ils 'se disent poètes, artistes et savants ; en realité, ils n'aiment ni la science, ni la poésie, ni l'art. Ils ont pris le costume, — plutôt le travestissement, — des poètes, des artistes et des savants, pour ne point faire un honnête métier, et pour ne pas ressembler aux bourgeois dont il se moquent et dont la plupart valent mieux qu'eux. Voilà ce que Miirger aurait dû peindre et sans rien déguiser; il eût écrit une burlesque, mais pourtant navrante comédie et d'un utile enseignement. Il a essayé, au contraire, — je ne l'en blâme pas, il n'avait jamais vu d'autres héros, et la lecture des grands maîtres ne lui avait pas fait connaître les glorieux modèles du tempspassé, — il a essayé déplacer sur un piédestal, rehaussé d'arabesques et d'ornements ingénieux, ses tristes personnages, d'agrandir leur taille et de donner du caractère et du pittoresque à leur allure et àîeuf physionomie. Il a su ainsi tromper beaucoup de gens, en se trompant lui-même. Mieux eût valu qu'il fit voir tout le grotesque de leurs prétentions, la vanité de leur exis-

tence et de leurs idées, aussi et surtout l'égoïsme incurable, qui seul les guide et dicte leur conduite et leurs paradoxes saugrenus.

On a dit, pour tâcher de les rendre plus intéressants et plus aimables , qu'ils sont pauvres et qu'ils se moquent de leur pauvreté. Cela n'est pas vrai ; ils raillent la richesse comme le renard affectait de mépriser les raisins. Leurs plaisanteries contre la fortune sont des mensonges, et qui cachent mal la vérité ; au fond, ils n'ambitionnent rien autant que la richesse. Dans ce volume écrit, dit-on, en l'honneur des Gueux de l'art et de la poésie, je vois a chaque page, des cantiques pleins d'effusion et d'enthousiasme en l'honneur de Fargent et des billets de banque.

La langue de ces gens-là ne vaut pas mieux que leurs sentiments, c'est un argot. Miirger le parle souvent avec infiniment d'esprit, parfois de grâce; il lui donne parfois un tour d'un saveur étrange et qui séduit. C'est un grand malheur, car il a fait prendre à beaucoup de jeunes écrivains une sorte

de pathos à la fois cynique, débraillé et précieux, pour une manière de style original et neuve: u.

J'ai dit qu'il y avait du talent dans ce livre, et je le répète ; il y a aussi de l'esprit, très-brillant et très- vif; des mots heureux, rendus dans un langage trop souvent plein de maniérisme et d'affectation. Il y a -même du cœur, moins que ne le disent des amis maladroitement empressés, — plus empressés que sincères, — mais beaucoup plus que ne le prétendent des rigoristes un peu pédants. Seulement, le cœur se fourvoie dans ce monde interlope, aux prises avec ces amours malsains et ces Aspasies sans orthographe. Mùrger, du reste, n'était pas un observateur profond, c'était un esprit curieux, attentif, ingénieux, parfois plein de séduction et de charme, plutôt qu'étendu et profond, un esprit propre à traduire, ~ souvent avec infiniment de délicatesse, — les sentiments tendres et mélancoliques mieux que les véhémences et les emportements des passions fortes , volontiers rêveur et contemplatif, malgré de vives saillies et des lueurs

étincelanics. Il avait une Ame aimnnlo et pleine de pudeur dans ses affections, auesi de fierté. La fierté native, c'est là le secret de cette ironie amèrc , qu'on retrouve au milieu de ses pages les plus souriantes. Elle éclate et déborde, juste au ncomentoù il va pleurer, comme pour étouffer les larmes qui lui viennent aux yeux; on sent qu'il pleure en dedans, la plus douloureuse façon de pleurer.

J'ai lu en beaucoup d'endroits, depuis sa mort, qu'il était le poète de la gaieté. Ceux qui le disent, ou ne l'ont pas connu ou ne l'ont pas compris. Gai, il n'aurait certainement pas mieux demande que de l'être, mais il n'en eut que trop rarement l'occasion. Sans compter la pauvreté qui ne le quitta guère, et les trahisons dont il souffrait d'autant plus qu'il n'aimait pas à se plaindre, il avait cette sensibilité exquise et profonde, irritable et nerveuse qui souffre du moindre choc et saigne à la plus légère blessure. Celait là son malheur, ce sera sa gloire. Cette sensibilité donne h ses livres l'accent le plus touchant; on sent qu'il se met lui-même dans

son œuvre, et qu'il ne saurait rien y mettre de meilleur.

On trouvera sans doute que j'ai dit beaucoup de mal de la Vie de Bohème; j'ai quelque raison de croire que Mùrger lui-même n'en pensait pas beaucoup plus de bien que moi. Toute sa vie il a fait effort depuis pour réagir contre certaines impressions que ce livre avait fait naître. Dans ses œuvres postérieures comme dans sa conversation, il mettait un grand soin de marquer son estime pour les vertus et les mérites bourgeois, et son dégoût pour les affectations cyniques des faux artistes, peut-être même poussait parfois trop loin ses opinions nouvelles. Voilà ce qu'on ne saurait trop redire, car c'est une utile leçon! Ses mœurs, depuis longtemps, ne le cantonnaient pas, comme on l'a fort injustement écrit, dans la Bohème qu'il avait chantée.

Amoureux des champs, comme tous les poètes nés dans les fanges de Paris, il vivait le plus souvent à Marlotte, à l'ombre des grands bois de Fontainebleau, d'une vie simple, entre toutes , paisible et

cachée. A Paris, il allait volontiers dans quelques maisons choisies, où il se montrait fort reconnaissant des attentions dont il était l'objet. Il travaillait, je le répète, beaucoup plus qu'on ne le croit ; mais, comme il avait le respect de l'art, il mettait un soin scrupuleux à tout ce qu'il écrivait, il produisait difficilement. M. Paul de Saint-Victor n'a fait que lui rendre justice dans ce passage, excellemment dit, d'un très-touchant article :

« Il n'accorda pas une ligne à Tart vulgaire ; il ne fit jamais à la popularité de ces avances qui dégradent. Ce poëte de la Bohème était le plus consciencieux des artistes. 11 mettait à polir une phrase h soin qu'un lapidaire mettait à tailler un bijou. Une nouvelle à la main, jetée dans le courant du journal, lui coûtait souvent toute une nuit de veilles ; la moindre de ses flèches était ciselée. Sa vie souffrait de cette production si laborieuse et si lente; mais il préférait la gène à l'imperfection volontaire. La nécessité même, qui fofte si souvent la phimc du poèie à courir comme un outil vulgaire et rapide, ne lui arracha jamais une page ébauchée.

» C'est pourquoi son œuvre lui survivra. Le fini, en littérature, préserve et protège. »

En rapportant ce jugement^, dont j'approuve les conclusions de grand cœur, j'ai l'air d'être en coniradiciion avec moi-même , mais en apparence seulement. Je veux dire que les œuvres de Mùrger qui resteront, seront précisément celles dont on s'occupe le moins aujourd'hui. On a parlé beaucoup de sa poésie. 11 était poète, sans contredit, en prose comme en vers ; poète souvent inspiré, presque toujours ému, et dont l'émotion paraît d'autant plus touchante qu'elle essaye de se railler elle-même. Dans ses pages les mieux réussies, on entend les vibrations de la lyre, mais ses vers dont la critique ne disait presque rien, ses vers qui faisaient sa consolation et son espérance, ees vers sont certainement supérieurs à sa prose. Ils sont écrits dans une meilleure langue, et plus sincère. On sent que la poésie ei-t sa meilleure confidente, la plus intime, celle à qui il ne cache rien, ni ses joies, ni ses douleurs, ni ses amertunes surtout. C'est là où on le retrouve tout entier, et où la postérité devra le chercher et le reconnaître, plutôt

que dans les commentaires et dans les récits en apparence les plus enthousiastes, sur son œuvre et sur sa personne.

Que le lecteur me permette de lui citer, pris au hasard, dans ses œuvres d'autrefois, et dans un volume auquel il mettait la dernière main, quand la mort est venue frapper a sa porte, quelques pièces et quelques fragments de pièces des poésies de Mûrger. Rien ne peut mieux le faire connaître.

Comme mi enfant de Bohème, Marchant toujours au hasard, Ainsi, je marche de même Sur le grand chemin de lart.

Et pourhâton de voyage, Comme le hohémien, J'ai l'espoir et le courage :

Sans cela je n'aurais rien.

Il n'aura jamais autre chose. Cela lui suffit pour traverser les déceptions les plus amères, les trahisons les plus odieuses.

Quand le cœur blessé saigne d'une façon trop douloureuse, il appelle l'ironie à son aide. Et dans cette ironie vengeresse, le poète met parfois toutes les grâces de son esprit, tout leur charme et toutes leurs séductions. Parfois aussi elle prend un accent superbe et altier. Quoi de plus fier que cette malédiction adressée à une femme sans cœur; mais quoi de plus touchant aussi et qui montre mieux toute l'étendue et toute la profondeur de la plaie !

Je lègue sans retour ma fortune et mon bien A celle dont le nom aux lèvres me revient Comme un miel fait de plante amère.

Vous la reconnaîtrez à ses cheveux ardents Comme un soleil du soir qui se couche dedans La pourpre et For d'un ciel d'orage.

Peut-être en la voyant vous découvrirez-vous. J'ai devant si beauté, vu plier des genoux Qui ne prodiguaient pas l'hommage.

Vous lui direz ma mort, et que c'est samedi

Qu'on doit me mettre enterre, onze heures pour midi,

Mais si dans sa claire prunelle Une larme tremblait, rien qu'une seulement, Vous pourriez déchirer en deux le testament ;

Alors, ce ne serait plus elle.

Cette même pièce intitulée h Testament, est écrite presque entièrement sur le même ton.

Peut-être aurais-je pu traîner jusqu'au printemps Si j'avais voulu prendre encore de temps en temps

Quelque tisane brevetée ; Mais j'aime autant partir avant le carnaval, Si je tardais, ma mort ferait manquer le bal

Où ma maîtresse est invitée.

Un architecte hal)ile a fourni le devis

D'un tombeau dessiné par mon frère, — un lavis

D'cncro deCliine, — une aquarelle. « Et d'ici vous pouvez entendre le marteau Du funèbre tailleur qui me cloue un manteau

Dont la mode reste éternelle.

D'ailleurs tous mes parents ont commandé leur deuil, Les hommes au Cyprès, les femmes chez Chevreuil,

Et dans le passage du Caire On imprime trois cents billets de faire part, Que mes amis diront avoir trouvé trop tard

Dans la loge de leur portière.

Ses «mis n'ont pas dit cela. Ils ont suivi pieusement et en grand nombre le cercueil du poëto, mais ces vers montrent bien de quoi était faite la prétendue gaieté de Mûrger.

Je ne sais rien de plus navrant que cette autre pièce qu'on va lire ; je ne sais rien non plus qui ex-

prime avec plus de naïveté et de force l'amer découragement qui suit les heures solitaires abandonnées^ les heures où tout espoir s'en va de l'horizon.

Qui frappe à ma porte à cette heure?

— Ouvre, c'est moi. — Quel est ton nom? On n'entre pas dans ma demeure A minuit ainsi sans façon !

Quel est ton nom? — Je suis la gloire, Je mène à l'immortalité.

— Passe, fantôme df'risoire.

— Donne-moi riiospitalité.

Je suis Tamonr et la jeunesse, Ces deux belles moitiés de Dieu.

— Passe ton chemin, — ma maîtresse Depuis longtemps m'a dit adieu.

'univers itas^"^ BIBLIOTHECA J

— Je suis l'art et la poésie,

On me proscrit; vite, ouvre. — Non!

Je ne sais plus chanter ma mie, Je ne sais même plus son nom.

— Ouvre -moi, je suis la richesse, Et j'ai de l'or, de l'or toujours;

Je puis le rendre ta maîtresse.

— Peux-tu me rendre no? amours?

— Si tu ne veux ouvrir ta porte Qu'au voync;eur qui dit son nom, Je suis la Mort, ouvrO; j'apporle Pour tous tes maux h guérison.

— Entre chez moi, maigre élrangèrc, Et pardonne à ma pauvreté.

C'est le foyer de la misère Qui t'offre Thospiliriité.

Je l'attendais, je veux le suivre, Où tu m'emiiiè.ierjs j'irai,

Mais laisse mon pauvre chien vivre Pour que je puisse être pleuré.

Je voudrais pouvoir citer davantage, mais la place me manque. Terminons par ce sonnet, spirituel et cruellement railleur, sous des apparences d'enjouement, qui doit servir de préface à son dernier volume.

Ami lecteur, qui viens d'entrer dans la boutique Où l'on vend ce volume, et qui l'as acheté Sans marchander d'un sou, malgré son prix modique. Sois béni, bon lecteur, dans ta postérité ; Que ton épouse reste économe et pudique, Que le fruit de son sein soit ton portrait flatté Sans retouche; — et, pareille à la matrone antique, Qu'elle marque le linge et fasse bien le thé.

Que ton cellier soit plein du vin de la comète !

Qu'on ne t'emprunte pas d'argent, — et qu'on t'en prête!

Que le brelan te suive autour des tapis verts.

Kt qu'im jour sur ta tombe, en marbre de Carrare, Un burin d'or inscrive — hic jacet — l'homme rare Qui payait d'un écu trois cents pages de vers.

Encore un mot sur l'homme.

Mùrger avait le cœur simple et bon. Il aimait sérieusement ses amis, et je crois, ne détestait personne. Je n'ai pas connu d'homme moins envieux que lui, mieux satisfait du succès des autres. Jamais ou presque jamais il ne se servit de son esprit, pourtant si aiguisé, et dont il pouvait se faire une arme redoutable et cruelle pour railler le talent ou les œuvres de ses confrères. On aurait pu même lui reprocher une complaisance excessive. Moi-même un jour Je le gourmandais de l'espèce d'éclectisme avec lequel il prodiguait sa bienveillance à tout le monde ; il me répondit en alléguant combien il était difficile d'écrire un livre., si médiocre qu'il pût être.

J'ai eu occasion de dire qu'il avait du courage. Il

en avait un Irès-grand, dont il no faisait pas montre, et qu'il c^ichait presque sous des apparences très-douces, trcs-placides. Ce n'était pas précisément le courcige de l'action, mais celui de la résistance. Il savait supporter les coups les plus rudes du sort sans faiblir, avec un grand calme et un grand respect de lui-même. Le médecin qui le soignait avec une très-grande sollicitude, disait qu'il devait souffrir depuis longtemps (tout le monde pourtant l'ignorait), et qu'il lui avait fallu une grande énergie pour ne pas succomber plus tôt. Cette énergie ne l'abandonna pas dans la maladie ; elle le soutint jusqu'au bout. La souffrance n'éteignit pas en lui un seul instant les grâces et les finesses de l'esprit; l'esprit était le plus fort, il dominait la souffrance. La veille ménw3 de sa mort, il faisait des mots.

S'adressant à un ami qui lui demandait ce qu'il ressentait :

— Je suis si faible, lui dit-il, qu'une mouche pourrait sans danger m'envoyer ses témoins.

Pendant presque tout le temps de sa maladie, il ignora le danger de sa situation. 11 ne vit venir l'instant suprême qu'une demi-heure avant de rendre le dernier soupir. L'aspect de l'inexorable dénoûment ne le fit point faiblir.

Un camarade qui allait le quitter lui tendant la main, Miirger la saisit avec force.

— Au revoir, lui dit le visiteur.

• — Non, adieu ! répondit Miirger.

Ce furent ses dernières paroles.

Pendant sa maladie, Mûrger fut l'objet de soins constants et assidus de la part d'amis anciens et éprouvés, et surtout de la part d'une personne qui, depuis plusieurs années, avait lié son existence à la sienne. Le dévouement sans bornes de cette amie, aussi son courage, qui la faisaient vaincre et dompter sa douleur, lui ont valu l'estime et les sympathies de tous ceux qui ont connu Miirger, c'est-à-dire do tous ceux qui l'ont aimé.

Mùrger laisse un roman commencé pourlaT^cuMc des Deux-Mondes ; — une nouvelle, le Bracelet de Ciianvre, destinée au Moniteur; — une comédie commencée avec Siraudin, tirée des Vacances de Camille; — un vaudeville destiné au Gymnase, intitulé Je travaillerai lundi, et un drame, les Paysans, reçu à correction au théâtre de la Gaîlé, tiré d'Adeline ProloA et du Sabot romje.

Nous avons vu qu'il laissait en outre un volume de vers. Ce volume, intitulé Récits d'hiver, est en ce moment sous presse.

Mùrger était chevalier de la Légion d'honneur depuis 1858.

MN

t»aris.— luip. de la Librairie Nouvelle, A. Bourdilliaf^ 15, rue Breda

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