‹ Hépato-néphrites Dues a L’intoxication Par Le Tétrachlorure De CarboneChapitre 15 sur 48 · PEN CUIR · texte numérisé non relu

PEN CUIR

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profondie sur la toxicité des composés chlorés du carbone. |

Il attire l’attention sur les dangers de CCE et rapporte les deux cas de MM. Puezrs et Hu, après ingestion thérapeutique du produit, s'étant terminés par la mort. S’il insiste sur les lésions hépatiques et surrénaliennes, il n’est pas encore question de l’atteinte rénale.

C’est Boverr, de Milan qui, en 1929, décrit un cas d’hépato-néphrite avec anurie, sans œdème, s’étant terminé par la guérison sans séquelle.

L’année suivante, Mauro rapporte un cas d’intoxication collective d'ouvriers manipulant du tétrachlorure de carbone dont ils respiraient les vapeurs toxiques dans une atmosphère largement aérée. Deux de ces ouvriers souffrirent de phénomènes sérieux d'atteinte hépatique et rénale. L’un d’eux fut atteint d’une hépato-néphrite aiguë avec oligurie, albuminurie et cylindrurie, œdème, l’azotémie monta à 1 gr. 78 et cependant l’évolution de la maladie se fit en 2 semaines vers la guérison. Plusieurs autres ouvriers qui avaient travaillé dans les mêmes conditons n’ont même pas interrompu leur travail.

Le premier cas d’hépato-néphrite anurique en France fut rapporté en 1931 par HéBerr et Pué- LÉBON. Ces auteurs insistèrent beaucoup sur les vomissements et sur l’effet remarquable de la rechloruration sur l’évolution de la maladie.

Dès lors, les publications d’accidents d’intoxication tétrachlorocarbonée se multiplient et il ne se

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passe pas d’année que plusieurs observations ne soient publiées dans le monde entier.

MM. Pacnrez, À. Pricuer et Koanc apportent à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris en 1932 l’histoire de trois hommes ayant respiré les vapeurs de CCE. Un ouvrier mourut rapidement dans une crise d’æœdème aigu du poumon. Un autre a présenté une néphrite grave pure, sans participation hépatique apparente avec anurie, très gros œdèmes et au neuvième jour de l’évolution apparut une crise d’æœdème aigu du poumon. Malgré la gravité de ces symptômes cette néphrite se termina par une guérison complète. Enfin, le patron de ces deux ouvriers qui est resté plus longtemps qu’eux dans l’atmosphère délétère, n’a en tout et pour tout présenté que quelques malaises insignifiants.

Les auteurs insistèrent sur le fait que la gravité des accidents n’est en aucun cas proportionnelle à la dose de toxique inhalé. Il semble qu’il y ait lieu de faire intervenir une susceptibilité individuelle dans laquelle cependant les tares individuelles du sujet n’entrent que pour une part plus ou moins importante.

MM. Charles Ricaer Fils et Couperc,au cours de la même séance, rapportent le cas d’une hépatonéphrite grave avec anurie, albuminurie, œdèmes, azotémie au-dessus de 4 grammes et une hypertension artérielle de 19 X 10. Malgré un état très alarmant pendant quelques jours, la guérison complète fut obtenue en trois semaines et réexaminé trois ans

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