‹ Hépato-néphrites Dues a L’intoxication Par Le Tétrachlorure De CarboneChapitre 42 sur 48 · PAT: US · texte numérisé non relu

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progressive des œdèmes a souvent été le pré ude d’un ædème aigu pulmonaire, mortel bien souvent.

Ce qui importe surtout, c’est l’évolution de l’azotémie après le rétablissement de la diurèse, et la concentration uréique qui devra être suivie quotidiennement.

Enfin, l'équilibre acido-basique du sérum paraît avoir une grande valeur pronostique et thérapeutique.

S'il n’est pas possible de tirer une valeur pronostique d’une réserve alcaline normale, par contre, une acidose importante témoigne toujours d’une intoxication grave.

Les indications thérapeutiques différeront suivant l'aspect clinique, la gravité de l’intoxication et la date où le malade sera vu pour la première fois.

Immédiatement après l’inhalation du toxique (mais il est rare d’observer les malades si précocement), il semble utile de recommander :

— le repos au lit ;

— J’abstention de boissons alcooliques et de substances grasses ;

— une alimentation hydrocarbonée qui aura le double avantage de lutter contre l’hypoglycémie et de réduire, en prévision d’une néphrite grave, l'apport de substances azotées ;

— et, prudemment, des injections de chlorure de calcium (10 centimètres cubes à 10 % intraveineux), qui peuvent avoir une action heureuse sur l’acidose. Des travaux des auteurs américains, il semble résul-

Loote

ter que le calcium aurait une action « empêchante » sur le déclenchement des accidents.

En fait, les malades ne sont souvent vus que lorsqu'une oligurie confinant à l’anurie est installée.

Outre le repos absolu au lit, 1l conviendra de soumettre le malade à la diète hydrique, avec en plus un peu d’eau lactosée, quelques jus de fruits. Des injections de sérum glucosé sous-cutanées (500 centimètres cubes pro die). La révulsion, par ventouses scarifiées sur la région lombaire, pourra être pratiquée.

Sans affirmer avec W. H. Graxam, que l’action du chlorure de calcium est suffisamment nette pour être utilisée comme moyen de diagnostic (spécialement dans les cas douteux à symptomatologie chirurgicale) il semble qu’il exerce une action très nettement fävorable, la chloropénie étant très fréquente. L’acidose habituelle, même légère, sera combattue par l’administration de bicarbonate de soude.

La thérapeutique alcalinisante et rechlorurante sera suspendue dès l’apparition des œdèmes. On y adjoimdra alors une diminution du sérum glucosé, une restriction des liquides et un régime achloruré.

Enfin, l’administration quotidienne d’extrait hépatique a paru avoir une influence favorable sur le syndrome hépatique, il est vrai cependant le plus souvent bénin.

Les diurétiques chimiques devront, d’une façon générale, être proscrits.

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