CONCLUSIONS
De cette étude, il résulte que le tétrachlorure de carbone est indiscutablement toxique pour l’organisme.
L'intoxication aiguë se traduit le plus souvent par une hépato-néphrite où la note rénale domine :
— avec oligurie ou anurie ;
__ très souvent des œdèmes périphériques (pratiquement la seule des néphrites toxiques s’accompagnant d’œdèmes) ;
__yne azotémie parfois très élevée (7 et 8 grammes) ;
__ une chloropénie presque constante ;
__ une acidose (variable dans son intensité).
Il nous semble important d’insister sur les résultats thérapeutiques (jusqu'ici peu ou pas employés) qu’apportent la Rechloruration et la réalcalinisation précoce de ces malades. Thérapeutique principalement de début, à suspendre à l'apparition des ædèmes.
Les conditions d'intoxication, la dose de toxique inhalée ne sont.pas toujours en rapport avec la gravité de l’intoxication.
LR ONE
Les tares hépato-rénales antérieures du sujet sont indéniablement un facteur de gravité.
De plus, il n’est pas douteux qu’il existe une sensibilité individuelle aux vapeurs de CCH.
Le pronostic de cette intoxication parfois mortelle est fonction :
— de l’état de santé antérieur du sujet ;
— des taux de concentration uréique des urines lorsque la diurèse s’est rétablie :
— de l’importance de l’acidose et de sà réduction par la réalcalinisation des malades ;
— le degré parfois très élevé de l’azotémie n’est pas en soi un élément dé mauvais pronostic.
Lorsque la guérison survient, elle semble se faire sans séquelles permanentes des fonctions hépatiques où rénales.
De cette grande toxicité du Tétrachlorure de carbone il résulte que son emploi doit être évité chaque fois qu’il pourra lui être substitué un autre corps.
En ingestion dans le traitement des parasitoses digestives, il faut sans exception le proscrire : le tétrachlorétylène purifié, infiniment moins toxique, peut lui être substitué.
Pour les extincteurs d’incendie au tétrachlorure de carbone, la stabilisation de CCH étant pratiquement impossible aux fortes températures, il conviendra :
—— de ne jamais l’employer dans les espaces non aérés largement ;