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DEUXIÈME SÉRIE
Dans cette première fresque, qui est détruite en partie, et dont on distingue à peine les couleurs, on reconnaît encore Hercule, portant sa peau de lion et sa massue, tel que le poète Stésichore l a peint le premier (i). Le héros se sert de son arme favorite pour soutenir un sanglier qu’il porte sur l’épaule gauche : il paraît vouloir jeter l’animal dans un énorme vase de couleur jaunâtre , enfoui dans la terre , et sur le bord duquel il a posé le pied gauche, tandis que du fond s’élève un jeune homme qui paraît tendre les mains , soit en suppliant, soit pour recevoir l’objet qu’on lui apporte. A la première vue, c’est à cette seconde intention que l’on s’arrête , on croit voir simplement un chasseur qui apporte sa proie au saloir, où un ouvrier va la dépecer et l’apprêter. Mais on trouve dans quelques mythographes des détails qui porteraient à donner un tout autre sens à cette composition. Eurysthée, disent-ils (2), commanda à Hercule de lui amener vivant le sanglier du mont Érymanthe; mais, quand le héros apporta sa proie, Eurysthée fut saisi d’une si grande terreur, qu’il se réfugia dans un vase de cuivre , et; yaV/ouv mGov; sans doute , dans une cuve que l’on enfonçait en terre pour y conserver
(1) Alhen., XII, (a) Diod. , 12.
PEINTURES
du vin (i). Da il leurs, le tyran étaitaussi lâche que cruel , et ce n était pas la première fois qu’il allait, comme les auteu i s gi ees le disent littéralement et fort plaisamment , seAcacher au fond d’une bouteille : il l’avait déjà fait en voyant deÀloin la peau du lion de Nemée (2) 5 ou plutôt il s était réfugié derrière des portes de bronze, et, du fond de son palais / il envoyait ses ordres à Hercule par l’entremise de son héraut Copréus (3). Telle est la scène héroï-comique que sans doute le peintre a voulu figurer.
Le second fragment représente deux athlètes nus qui semblent se préparer au combat. Le premier, dont on ne voit que le buste et le bras droit, a ce bras armé du ceste; l’autre /la main gauche posée sur la tête, prend de la droite un objet qui paraît être un disque. Entre les deux athlètes est un trépied de cuivre, dans le bassin duquel un esclave, vêtu d’une tunique violette, verse d’un vase, également de cuivre, muni d’une seule anse et étroit du cou, un liquide qui doit être de l’huile. Les pugilistes devaient se mettre entièrement nus et oindre leur corps d’huile, comme les lutteurs, au moins pour le pancrace (4). Le lieu où se passe cette petite scène doit donc être l’aliptérion d’un gymnase (5).
(1) Colnmell., XII, 8, 4, i.
(9.) Apolloil., II, 4, 1.
(3) Mom., Iliad., XV, 639 ; Natal.
Coin., VII, 1.
(1) Plutarch., Sympns ., II, 4> Fabr. I. 9.
(5) Mercurial., I, 8.
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