‹ Herculanum et Pompéi (volume 5)Chapitre 25 sur 28 · r* S'Ws i»AA>tn · texte numérisé non relu

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DEUXIÈME SERIE

corbeille contenait sans doute des pelotons de fil, des bobines, qui ne sont plus visibles :

Vellera virgati custodibant ca atlii.sci,(i).

La perte de tous ces détails, et surtout de l’ensemble, paraît une chose très-regrettable.

Cette fresque , sur un fond noir, a beaucoup souffert ; il serait par conséquent difficile de l’expliquer complètement. Deux petits Amours , aux ailes blanches, à la coiffure jaune, au baudrier de même couleur, réunissent leurs efforts pour dresser un grand bâton et le planter dans un trou creusé au milieu du terrain. Ce bâton , cette lance, ce mât, est peint alternativement en jaune et en bleu : il est orné d’une bandelette blanche; et il portait peut-être à son sommet un parasol ou une bannière. Un troisième Génie, semblable aux deux autres et paré comme eux , porte à deux mains un instrument de couleur d’or, que l’on a déjà vu dans une foule de monuments, mais que l’on n’a jamais expliqué d’une manière satisfaisante : était-ce un candélabre , un sceptre , un vase à parfums; on ne saurait le dire : ce qu’il y a de plus vraisemblable, c’est qu’il appartenait au culte de Vénus.

(i) Ca lu 11., Nupt . P cl. et T/iet,

PEINTURES

Peut-être cet attribut offre-t-il l’image de la fameuse Vénus defPaphos, qui n’était qu’une pierre taillée en aiguille ronde, et quel’on trouvera dans nos peintures (i). Un instrument à peu près pareil se voit de l’autre côté du tableau , ainsi qu’un fragment d’une seconde lance ou d’un second mât. Ces objets sont appuyés contre un autel de porphyre, sur lequel il y avait sans doute deux cotons bes blanches, qui n’existent qu’en partie; là était aussi un objet de couleur d’or, dont la base est un large cercle : peut-être un casque. Là se trouve encore un linge blanc replié, et tout autour une large bandelette blanche, striée et marquetée de rose, dont les extrémités à double pointe pendent sur le devant de l’autel. Nous conjecturons que le peintre a voulu représenter les préparatifs d’une offrande à Vénus, à qui l’on présentait des colombes (2), et dont les bandelettes étaient souvent marquées de pourpre , ce qui les faisait appeler wouc&a (3).

Ce qui devait rendre cette petite composition assez piquante, quand elle existait tout entière, c’est la taille exiguë et pour ainsi dire myrmidonieune des trois Amours, qui sont beaucoup plus petits que les colombes : il y a toujours quelque chose de plaisant dans les efforts que tentent les êtres nains, quand iis veulent remuer des objets trop lourds pour leurs petits bras.

(1) Vov. Peintures, 5e série. (3) Arlemid., I, 79; Petron., i3®,

(a) IVoperl ,, lUcg , IV, 5, 6’r. et ibi Comment.

PEINTURES

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