XI Y
PEFNT s
msïMiSMmiLLmmM
jîîi^
yihhA >.si
Hy .9»'.
mlMMM§iMMiU§îl^:^^ïîM^
^!'ki^y^>^%M}-^r4y'/v<^.^y}hA^j\}£i''j^^^^
» ai Jfe-&^l^^A »^A- -JK^ -A- .^. ifc __3fc- Hi 5fe.^. ëf
ii>$
^ Ji j.s.A-,^-\ ^- .■.-■■ .y ^■,■.-,^.^A■
3AnA .
murales le Inxc de rcclicn'Iu'S ériidilcs et de |)i()roii(k's disseitations, dont elle avait si lienroiisemcnl emiclii 1rs autres niouuineiils des \illes ensevelies.
Cette déeisiou, nous osons le dire, a été éi^aleineiil filiale aux pioi^rèsde I ai'chéoloj^ie et à eeux de restliéti(jiie : de Fareliéoloi^ie, ear, oulie les lahleaiix du eenlre de ees fi-esf[Ties fjui sont |)ul)li('s et <'\plif[ués séparément, f[uel- ([ues-uns de leurs détails auraient pu sui^j^érer des observations (pie pei'sonne ne léra eonnne ees savants les aul'aient fiiites, e Cst-à-dire a\ee la même eonseienee et les mêmes lumières; de l'esthétique, car un des premiers mérites de ces peintures résitle dans le elioix des couleurs, dans riiarmonie et (pielquelbis dans ie <'ontiaste des teintes, etilauiait fallu que la £»ravure, inhahileà rendre ces effets, même j)ar le elair-ohseur, fût accompai^née au moins d'une notice ([ui les inditpiàt à l'artiste : eu outre, beaucoup d objets, dessinés en petit, i;ai^nent infiniment eu clarté, s'ils sont décrits, explifjués ou seulement nommés avec précision par un écrivain qui ait eu occasion de les voir dans toute leur grandeur sur la peinture originale. C'est même cette dernière considération qui a souvent rendu nos explications plus longues et plus minutieuses (pie ne l'auraient désiré peut-être des lecteius habitués à des jouissances exclusivemeîit littéraiies : nous n'avons jamais perdu de vue que nous nous devons plus encore à l'artiste cpi'à l'honune du monde, et que, s'il est bon de nous rendre agréables à celui-ci, il impoite avant tout d'être utiles au premier.
Or rcttc (l()iil)l(' sôric de travaux (''i»aioni(MU intéressants ([lie nous vouons (riiidicjiK'r, cette (loiil)le tache (|n Ont icpoussée les arcliéoloii,nes, les écrivains de l'Académie de Naples, lud aiiioiiidluii ne peut senlement ressayer en leur place : Tlieure de la descriplion a passé (piand le sujet a péri. Que» de lois ainsi des pai'cnts, des amis onl rei^retté de ne pi)inl axoii' profilé des instants tl Une \ ie é|)hém('i'e poni' inniioitaiiser les traits chéris de lètre (pi ils l'Ci^rettent ! A ])eine ces fres(pies mai^nili(pies étaient-elles exposées an eoiitact de l'air, (ju 'aussitôt a cojnmencé le lent cl incessant travail de décomposition (pii devait les anéantii-. Bien plus, rincuric de l'hoiinne s'est jointe aux efloi'ts de la nature, et des partiesexcavées ont été comhlées à mesii re f[n'on en déblayait de nouvelles, et parce (\u on ne savait oii ])orter ces amas de cendres : on a répété à Pompéi ce f[ni s'était passé au palais de Titus (i).
Ainsi, de la plupart de ces chefs-d'œuvre de i^oùt, d'esprit et de fantaisie, de ces i^randcs paj^es d'architecture et de dessin, il n'existe j^lus en l'éalité que les frai^inents (jui ont été détachés, sciés et transportés an musée, c'est-à-dire, les petits cadres faisant tableau (pie nous a\ons décrits dans les antres séries de cet ouvrai^e. ^nl ne nous dii'a plus maintenant si cette tenture était de pourpre, si cette frise était peinte avec l'azur vestorieu; si ces ornements et ces vases étaient d'or,
(J) Voy. Peintures, A'' série, pi. 31.
frari;('nt on de marbre; si cet animal l'antasticinc était peint en eamaien on des eonlent's nalnielles; si enfin, flans I Orii^inal, ini «ril exei'ce ne distin^nail |)as mienx la toi'MK' de ee eonloiu' indécis, l'espèce de celle fleni', on cet oisean mal indi(|ne. l;es(l(3eorati()nsdesapj)artements de Ponipci pourraient à peine, cl senlemeni en j)artie, êtreexlinniéesdenoiivean, à glands Irais etponr(piel((iies jours, aj)rès (pioi elles |)éi'iraient pour jamais. .Ins(pie-là, elles n'existent plus (pie dans les recueils que nous avons désignés, et enfin dans le notre , où nous les i-eproduisons non pas peut-être telles qu'elles étaient absolu ment, mais t<dles (pion les a \ ues et comprises dans les dernières années du siècle précédent et les prcînières de celui-ci. Les peintres (pii xondront restituei* ces rres(jues avec leurs couleui's, pourront néanmoins obtenir (pielf[ue succès, en suivant les indications (pie nous donnerons plus loin sni' les panneaux les plus sombres et sur ceux qui n'ont (pTune teinte claire : ils mettront surtout dans le bas des lambris, et dans (piel([ues cadres, ces grandes masses noires, (pii devaient empêcher le papillotage des endroits brillants, et donner aux appartements de l'ombre et de la l'raîclieur. Quant aux eoideurs ellesmêmes, ils pourront se i^iiider sur des probabilités et des analogies, en consultant ee ([ue nous a\ons dit des fresques qui existent encore et ([ui ont été récemment découvertes : nous leur recommandons •snrt(3ut les peintures entièi'ement inédites, i^ravées pour la première fois dans notre ouvraj^e d a|)i('s des dessins enluminés en
112 PEI>TURES.
pirst'iH'c (les iiKxlMes (i). Il ritiidra (|ii(' »!(• coloi'iste linitt' lii (listril)ution des teiutos dixerscs, noii-sculcuient dans les diltereiits cadres et panneaux, mais (jnel(|nefbis inènie dans les petits eonipartiinents ii"i"(''i>nliers formés par les riiiceanx et les hai^nettes (pii s entre-eroisent; il évitera les nnanees lonehes et ambiguës, proscrites dans un pavs aimé du st)leil; il n ouhliei'a pas, enfin, la dégradation des teintes suivant les lois de la perspective aérienne, (léi>ra(lation (pie les anciens respectaient plus soii;iieusement peut-être ([ue les règles de la perspective linéaire : cette dernière observation devient de la plus haute importance, dans ces compositions arclutectoniques, disposées sur plusieurs plans, aAcc des échappées de vue irrégulières, destinées à doinier plus d'espace et plus d air à l'appartement.
Quant aux accessoires, aux attributs qui réclameraient (piehpie indication fondée sur l'ai-chéologie, la nnthologie ou Ihistoire, nous allons tenter de suppléer au silence des doctes académiciens, en parcourant toute cette suite de peintures -et en nous arrêtant sur les points qui offrent (piehjue intérêt.
JNous devons préciser d'abord le sens de cette dénomination, maison de campagne ov\ pseado-urbana ^ cjui a été applicpiée à toutes les planches de cette catégorie. Ce nom indicpie une maison située sur la voie des Tombeaux, maison dont uous avons parlé fort au long dans
(I) Voy. Peintures, V'- série, \)\. -'JO, 5^, :)4et .VI; et J''^ série, les dernières.
PRKMIKIIK StRIE. 113
1111 antre endroit (i). (let édifice, (jiic Milliii a cru rire l,\ villa (lAiiiis Dioiiièdes , parce (|tic le loinheaii de ce Pompéien était hàli tout en lace, est ajipclé j)ar Ma/.ois (^n) pscuflo-iivhdjuj , c'est-à-dii'c maison d<' campai;ne , on ])artie dniic maison de campai^nc, (|ni ninle Télé^ance d'une maison de NJHe (')); cl ce saxant arcliiteele penser (jn elle a été tronxcc en \~i')\. In antre iiistoiicn de P()m|)éi (j) ra|»|)elle suhiirhaiia , ce (jni vent dire simplement maison dn liuihonii'- (5), et ne liiit pas remonter cette déconverte an-delà de J77 ) : il est \rai (pie ce dernier antenr semble confondre (piehpielbis cette pr(;micre maison avec nne antre liahitat ion sitnée sur le même coté de la voie des Toml)eaiix, qne dans son plan il a|)|)elle également suburhana (6), et (pn' est connne sous le nom de villa, de (aeéion. TiCS rechei-ciies, rexactitiide liahituelle et le talent conscieneienv de .Ma/ois nous feraient pencher vers son opinion, f[nand même elle ne serait point conliiiiiée par 1 Académie d ilercnlanum. Quoi qu'il en soit, la plupart des planches que nous donnons ici" par.iisseut avoir été trouvées dans cet édifice, construit avec goût, hrillamment orné, et danslerpicl on a rencontré une ibule d objets d art très-précieu\. Il possédait un grand nombre de salles et de galeries, comme on peut le
(1) Voy. 'Momiqupn, pi. 1 à 1*2. tio, p. Oo.
(2) Ruines de Pompci , W^ part., (.">) Ulpiaii., Difj., XLIX, 4, i. pi. -47. (<>)W. (ioli, /^o.7//;t7a/m/I" par-
(3)Vitmv., Vf, 8. tie, pi. 2.
(4) W. ( H'il, Pompeiana, l" par-
f*' Série. — Peintures. 15
114 PEIMTRKS.
voir par le plan et les eoiipes de Aîazois : en ontre, coinine il oeeiipait nn terrain inéi^al , sons Tétai^c élevé an nivean de la voie des 'J\)nd)es, on en avait pratiqné nn an Ire (pii Ibiiiiait (Tal^oicl connue les sonleriains de eelni-el , mais qni ensnite s'onvrait par derrière, snr la terrasse d\i jardin, connue nn l'ez-de-chanssée, tandis qne la snite des appartements an devant formait de ce côté nn premier étai^e. Le jardin Ini-méme, dans lequel on voyait nn bassin et nn petit temple , et qui était entouré d'un porti([ue, se trouvait encore plus bas. D'après ces indications, on ne s'étonnera plus f[ne toutes les fres(pH's rassemblées ici aient décoré les vastes et nombreux appartements de cette villa pseudo-urljana : si quelques-unes n'appartiemient point à cet édifice, elles ont dû être trouvées en différents endroits de la ville qu'il serait impossible de désigner anjourtriini.
Dans la planche G^-Gj, on remarque la bizarrerie de la corniche, dont le fond est sombre avec quelques ornements plus clairs; on admire la multiplicité des sujets que renferme cet entablement, mar(jué d'avance au coin de l'épocpie moderne qu'on appelle renaissance; on est charmé de la grâce des petites bacchantes qui font l'office de cariatides. Le soubassement est très-obscur; mais la tenture du milieu est blanche comme tous les dessus : le centre présente un poëte ou un pédai^oi^iie avec son auditoire et sa boîte de manuscrits, sujet qui a déjà été donné dans les tableaux. Une foret de petites colonnes forme un demi-cercle derrière la tenture, et des animaux
PRKMir:i\i-: skuik. 115
pvgmcos, clirvrc, iiiiilcl, Ic'/ai'd et tortue, rjuc ]c ('a])ri('(^ (In peintre a |)laees sur le premier plan, font ene()i'e inienv lessortii' la i;iaeililé et TeléNalioii des eoloniiettes. Et reiiiaivpie/ hien (pie si la hantenr excessive (les eoloiiiu'S est nn delinit el)()(|nant ponj" nos \en.\, cela lient iini(puMnent an\ liahitndes en vertu descjnelles nons ajiprécioiis le puids des \ unies et des plalonds, et la lésistanee des niatérianx (pii fornieiit les supports, ilende/. les plafonds lic's-lei^crs, eoninie les sn|)])osent les dée(3rateurs poiiipc'iens, et Ton s habituera aux. colonnes «grêles; einployc/ des matériaux plus résistants poui" cellesci, et l'on ne s'étonnera plus de leur peu d'épaisseui'. Sous ce rapport, les peintui-es uunales ori'riront d'evcellents modèles poni' les constructions de fer, cpii ttjt on tard feront nue révolution dans rareliite(*tui'e. Un plnl()S()j)lie moderne, dont le système hardi tend à renouveler tous les arts aussi hien (pie t(jutes les sciences humaines, 1 illustre Foiuiei', conjecture (pion ne tardera i;u(-re à employer ce f[n'il appelle l'ordre duodénal et même des ordres supérieiu's, c'est-à-dire des coloinies (pii aui'out douze diamètres et plus encore de hauteur (i).
Dans la soixante-dixième, on observe pom- la piemière fois l'emploi de l)ouquets de plumes ou de palmes au sonnuet d'une eolonnette de feuillaiics. Dans [\n montant noir, et sur un fond très-pàle, le fragment inféi'ieur ofïre des palmeltes (run effet assez neuf.
(1) Traité (V association domestique agricole, scjmmaire, I, 8.
IIG PKIIVTURES.
Qiiel({nrs planches, coinine les imméros ()3, 71, 80- 81 , 8:>.-8) et 87-88, offrent un tracé dn profil de la cornielie, (pii était en stuc et portait nn léij,ei' relief.
Les portes cjuc Ton xoit, percées dans le nuir et indiquées aux planches 71 , 74-7'^ ^^ ^':)~9^-> ^^iiisi que les petites fenêtres de la planche 8>8(), indiquent, selon quelques criti(pies , un chani^ement de distribution fait dans la maison, postérieurement à la peinture nuirale, et peut-être après le premier tremblement de terre qui ébranla les édifices de Pompéi; d'autres, considérant la régulai'ité de l'encadrement de ces ouvertures, pensent qu'elles ont été laissées dans l'œuvre lors delà construction de l'édifice. Les anciens étaient, en effet, assez ennemis de tout soin minutieux pour cjue le décorateur ne songeât pas toujours à mettre son dessin d'accord avec la disposition des jours et des entrées de l'appartement. Les deux opinions peuvent se concilier : peut-être dans certains édifices y a-t-il eu changement ; dans d'autres, peut-être voit-on seulement absence de précautions , comme on le remarque aux pi. 77-78 et 8.9.-83, où rien n'empêche de croire f[ue la porte a été percée ainsi de première intention. Mais, à coup sur, il ne faut pas accuser les directeurs des fouilles d'avoir commis ces nuitilations : il est bien évident que la pièce de bois, qui avait été placée en guise d'architrave pour soutenir les voussoirs, a été carbonis('*e par la chaleur de l'érnption, et détrnite par le temps; et si, dans les parties voisines du chambranle, le stuc a été détruit, il faut rattri])uer à la
l'Rt.MII-,RK SKillK. 117
mrnic ciiiisc, c'cst-à-dir-c à I;i comljisstiori de la j^ortc , ot (|ii('l((ii('r()is à ce (|iril ('(ail d une aj)j)li('ati()n plus récente (|iic rendiiil du reste <l(i iiiiir.
Les coloniiettes ioiii([nes et eoiiiposites de la planche y3 nici'itciit nue attention j)articulière , à cause d<' lenrs lienrcusespropoitions. (]cttc fresf[ne et la sni\anle, dont le fond est d'une conlenr tiès-ohsenre, pro\ iennent sans doute du iiieine appartenicnt : il \ a heaucoup d analoi^ie dans les ornements; et l'on reeoiuiaît, dans les eartouclies du milieu des panneaux., deux chars de Diane et d'Apollon qui font pendant, et dont nous donnons ailleurs la j^nivure (i).
Les plantes ([ui sont peintes de leurs conleurs naturelles, à la ])artie inlérieure du lambris (pi. j()) , sont toujours sur fond noir, bien (pie tout le reste soit trèsclair; et il laut remar([uer cpie, dans le cavfcdinm des maisons pompéiennes, on pla(;ait ordinairement devant ce lambris des caisses de fleurs et d aibustes véritables, qni s'accordaient très-bien avec cette peinture.
Les deux tii>es sup})ortaiit des aii^les et ornées de dauphins et de nuirènes donnent un cachet particulier à la décoration suivante, (-[ni est y)i'es([ue s('m])lal)le , sauf la voûte, à la soixante-troisième , et qui sans doute vient du même appartement (,1e l'étage inférieur : à ([uelcpics attributs bachiques se mêle une intention plus noble, (pii se montre encore dans les ijucranes et les diadèmes de perles
(1) Voyez la deuxième série des Peintures, pi. 99.
de la corniclie. Le trèfle de la moulnre de la voûte est une feuille aussi rare dans ronieiiieiitatioii antique (ju'elle est eomninne dans eelle du moyen âge. Ces deux fresques n'ont aucune teinte fbneée, sauf la corniche : le lambris est noir.
Le fragment du bas de cette même planche a été trouvé à Ci\ ita, en 1 704 : la partie supérieure est un fond jaune. La l)ande du dessus est blanche; le carré est partagé par deux diagonales en (piatre conq^artiments, dont deux blancs et deux noirs : vient ensuite une bande noire, puis luie blanche; les deux oiseaux sont peints au naturel sur un fond noir; puis il y a encore une bande blanche et une noire. La tête de femme, placée sur un rond à fond blanc au milieu d'iui carré grisâtre, est peinte de manière à imiter un camée du genre appelé corneola (i). Les guirlandes sont vertes. A l'extrémité de gauche, on voit encore une tête de profd , peinte d'une teinte obscure sur un fond jaune clair , peut-être à l'imitation d'une tapisserie au métier, connue on l'a déjà vu ailleurs. La tête du milieu, d'un coloris très-vif, est peinte sur un fond d'un jaiuie plus sombre.
La décoration 80-81 , qui est d'une grande élégance, réiuîit les attril)uts de plusieurs divinités et une foule d'accessoires gracieux : ce sont des aigles sur des globes, emblèmes de Jupiter, le paon junonien, les oscilla [-i) ou
(1) Mus. Odescalch., Pra-f., § 8 (2) Virg., yEn., XII, 003.
et23;Rodig., XVII, 10.
emblèmes de Bîicelius suspeiicliis aux plafonds, trois petits eadres représentant uneoq avec des vases, pri\ d'un combat, un paysa*;e et luie sitograpliie ; enlin, deux jolies petites constructions à trois étai^es et à deux raui^s superposés de colonnes ioni(jues de teinte moyenne sur un fond claii'. f^e zoophore du premier éta^e est orné de bucranes qui indiquent un temple.
La planche suivante est remarquable par une guirlande composée de ieuilles de chêne mises bouta bout, attribut de Jupiter, comme l'aigle qui plane au milieu du petit cadre d'en haut et le cygne du land)ris inférieur.
La vignette de cette même planche est une fresque trouvée à Civita : le petit génie muni d'un pédum, d'un stylet et de deux ailes de papillon , rappelle la fable de Psyché ( I ) ; ce sont de pareilles ailes que Platon donne aux âmes (2).
La décoration , de couleurs assez foncées, du numéro 84, appartient au portique du jardin : elle est percée d'un dégagementdonnant dans une chandjre voisine, à laquelle on monte par quatre marches, et qui est peinte également à fresque. Les dégradations de l'enduit laissent apercevoir Vopiis ret'iculatuin du mur et les voussoirs du dessus de la porte.
Dans la planche suivante, il n'y a de noir que les trois cadres, et seulement la bande inférieure du lambris.
Le numéro 87-88 offre une vue du côté le plus étroit
(1) Spon., Miscell. erud. Ant., 7, (2) Spanh., ad Cœs., p. 14 et 81.
(l'nnc salle : tontes les rouleiirs en sont foncées, mais le lambris n'est pas noir.
Eiilin, dans la ])lanelie <^<)-<)o, ([ni provient dn porti- «pie enxii'onnant le jardin, on ohserNc nn désoi'dre complet, une absence de symétrie cluxpiante entre la frise et l'étage snpérienr, entre celui-ci et le dessons, entre ce dernier et le land)ris inférieur : une "rande ouverture prati([née an milieu est sans rapport aucun avec la peinture, et pourtant l'artiste primitif sendjle en avoir ménagé le cadre, ou bien nn second artiste l'a raccordé. Ce désordre a pu passer autrefois pour de la variété; mais, à coup sur, ce n'est point la variété dans l'unité, et par consé([uenLce n'est point le beau. Nous ne recommanderions pas aux modernes l'imitation de ce morceau; car les anciens se sont trompés aussi quelquefois :
Lorsque sur un modèle on prétend se régler, C'est par les beaux côtés qu'il lui faut ressembler.
La peintui'e murale (pii fait l'objet de cette planche provient de fouilles beaucoup plus nouvelles que les précédentes; la disposition en est fort bien entendue. Elle se distingue par l'abondance et la variété des feuillages, tous peints au naturel, f[ui suivent les lignes de la décoration ou cpii oiMient les encadrements : ce sont dé-
I^KINTURES.
P:« Série.
îK^rî^*^^'
M- J^u^x^ acne^.