XII NOTICE
vaux lurent repris pour le roi. Une nouvelle entrée fut prati(piée à Ixesina , et l'on déeonvrit snceessivenient le théâtre, des temples, des édifices privés, des inscriptions et des médailles, qui ne laissèrent aucun doute sur l'identité de ces ruines avec celles de la mal heureuse cité d'Hercidanum, ensevelie sous Titus.
Cependant, les excavations, prolongées à une profondeur de soixante-dix pieds, étaient fort difficiles et demandaient des frais considérables ; on se rappela qu'en i68ij, des paysans avaient trouvé , sur le terrain appelé Civita, quelques débris antiques. On chercha Pompéi en I 748 , sous les amas de cendres , et bientôt on vit qu'à bien moins de frais , on l'en pouvait tirer tout entière. Ce qui dut imprimer à ces nouvelles découvertes un caractère tout différent des anciennes, c'est qu'on avait ici une ville avec ses rues, ses places publiques, ses portiques, revivant tout à coup à l'air pur et sous la belle lumière de l'Italie; tandis que de l'autre côté, on ne possédait que des catacombes, une mine d'antiquités, mine d'une extraordinaire richesse, mais froide, obscure et resserrée.
Ce double succès conseilla quelques tentatives du côté de Stables, sur l'emplacement où est bâtie aujourd'hui la ville de Castel-a-Mare; et l'on y découvrit, en effet, quelques débris précieux : mais la cherté des terrains fit bientôt abandonner les fouilles; tandis que celles d'Herculanum et de Pompéi , poussées avec ardeur à la fin du dix-huitième siècle, recurent un nouvel accroissement
NOTICK. Mil
SOUS radininistiatioîi française, (jui, avec son activité ordinaire , fît exj)lorer toute l'enceinte de la ville. Enfin, les recherches devinrent de plus en plus productives depuis la restauration de i8i 5 , et surtout depuis l'avénement du souverain actuel.
Un grand nombre de publications ont été entreprises pour faire connaître à toute l'F^urope les richesses conquises parle gouvernement de Naples. Dès lySS, parut un catalogue des antiquités rassemblées depuis dix-neuf ans dans le musée de Portici; et en 1767 commença l'impression du magnifique ouvrage des académiciens d'Herculanum , ouvrage qui se compose aujourd'hui de huit volumes in-folio.
Nous ne citerons que pour mémoire les deux gros inquarto de Monsignor Bayardi , au bout desquels l'auteur ne fait encore que d'arriver de Sicile, avec le fondateur d'Herculanum et les bœufs de Géryon.
Le grand ouvrage de Mazois, commencé en 181 '2 et terminé en i838 (i), a pour objet principal la description et la représentation exacte des monuments d'architecture; et c'est un modèle unique à cet égard. On y trouve, en outre, des renseignements précieux sur quelques-uns des objets d'antiquités découverts dans les édifices pompéiens.
C'est en 1824, (pie commença la pidjlication du Musée
(i) Ruines de Pompéi, 4 vol. in- 4*' vol. a été rétligé par M. Darré. folio, thfz M. Firmin Didot : le
XIV NOTICK.
Bourl)oii (i), (k'sliiK^ à reproduire tons les objets d'art (|iii tonnaient d'abord les musées de IVirtici et de Naples, et qui lurent délinitivement réunis dans le palais DcgU Stiiclj. Comme le musée bii-niéme, eette deseription eomj)i"end, outre les antiques, des statues et tableaux des temj)s modernes, et même (piebpies monuments du moyen âge et de la renaissanee. li.lle se eontinué eneore aujourd'hui avec un succès mérité.
Parmi les travaux entre])ris à l'étranger dans le même but, on peut citer ceux de MM. Ternite et Zalm , à lîerlin (2), Goro, à Vienne (3), Goldieutt, à Londres (4) , et enfin les deux volumes de sir William Gell, dont la première partie a été traduite de l'anglais, et publiée à Paris , avec des additions considérables, par l'auteur même des gravures du présent ouvrage (5).
Ija plupart de ces livres sont très-volumineux et d'un prix considérable : notre but, en publiant un nouvel ouvrage qui les résume tous, a été d offrir aux artistes un recueil de toutes les antiquités trouvées dans les cités vésuviennes, en exceptant les édifices eux-mêmes, recueil (pii doit être à la fois complet, portatif, peu coûteux et eonniiode à consulter.
Nous l'avons rendu aussi complet (ju'il était possible, en ne négligeant aucun des grands ouvrages que nous venons de passer en revue, et les comparant tous entre
[i) Museo Borbonico , i vol. in-4" (^) I''-
])ar an, avec plancliL's yrav. au tiait. (/|) Iti-folio , Loiidon , iSaS.
(î) In-lolio , en allem.itiil. {'S) Un vol. iii-.V'; l';'iis , \'6'i~.