‹ Herculanum et PompéiChapitre 2 sur 30 · X .^0TIf;K · texte numérisé non relu

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fait (Ir la Ncilli'. fx tocit cola aurait rtc conservé intact; aniline addition n'y aurait été faite, jns((n'en Fan 471 ! N()iis verrions les réparations faites après le tremblement de terie de G3; et de celles (jiii auraient i\i\ nxo'w lien après rérnption de 79, nulle trace ne serait restée! Le i(oùt i^rec et le goût de Tépocjne césarienne n'auraient nulle part été remplacés ou gâtés par l'empreinte l)arhare et b\'zantine des temps intermédiaires : la basili([uc ne serait point devenue chrétienne sous Constantin, et les statues des idoles seraient demeurées debout, leurs images j)rofanes auraient subsisté sur les murailles! En vérité, t(^ut cela serait plus merveillenx encore que la conservation souterraine des deux cités. Nous regrettons presque que cette surprenante hypothèse soit contredite et ruinée de Ibnd en condjle par l'examen attentif de tons les monmnentsque nous reproduisons dans cet ouvrage : chacun de ces monuments serait plus qn'une rareté; il deviendrait nu prodige.

Concluons. Tout ce qn'on peut inférer de la table peutingérienne, c'est (jue renq:>lacement des villes ensevelies était encore connu au cinquième siècle; et il paraît, en effet, que des fouilles furent entamées à Pompéi , soit iminédiatement après l'éruption, soit au moins à desépo- (jues fort anciennes, pour retirer quehjues objets j)récieuv des |)arties les plus élevées de la ville; c'est ainsi rpjc disparnrent les marbres du théâtre. Il ne pouvait pas en (-tre de même à llerculanum.

La tiadilioii d'une ville engloutie se conserva long-

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l('in()s dans la incinoirc drs lioinincs . j)(iis(|ii(' le terrain sous le(|iiel était Poiiipéi re(Mit an moven ài^e le nom de (livita. nom (juc I on doinie encoïc à cet endroit et au\ fouilles (j«ii s'v |)rati(|uent. Mais le sens primitif de eette expression était entièrement perdu an seizième siècle ; car, en i ^)<)^4, Dominicpie l^'ontana, [>onr conduire à Porre deir Arnninziata les eaux du Sarno, creusa ini afjucduc à travers les ruines mêmes; et cet architecte, homme habile et instiuit cependant, ne se douta pas de rexistence d'une ville antique dans le terrain (pi il Ibuillait.

(^hose étrange! Pompéi était restée pour ainsi dire à Heur de terre; le lieu avait gardé lui nom signilicatit ; et ce l'ut Herculanum, oublié, caché à soixante-dix pieds sous terre, que Ion découvrit d'abord, lin iG84, connue on creusait un puits, on eut (juehpies indices de ruines romaines en cet endroit. Ce pui^ts , (pii existe encore aujourd'hui, descendait précisément au milieu du théâtre d'ilerculanum.

he prince d'Elbœuf", Français de naissance, envoyé à JNaples à la tète d'une armée imj)ériale, et ayant épousé une princesse de ce pays, fit, en 170G, laccpiisition du terrain, et y bâtit un palais : il trouva, vers 171 >, dans le puits, (juil lit agrandir, des marbres dont il onia ses terrasses et ses escaliers, et des statues qu il envoya en h rancc ou à Vienne, à sa lamille et au piin"e Eugène , sous lequel il avait servi. Bientôt le gouvernement de Naples intervint, et lit suspendre les fouilles; mais ce ne futcjue [)lus de vingt an>) apiès , vers 17 Jl^cpie ces tra-

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