XVI NOTICE
listes qui consulteront notn^ ouvrage , et nous l'avons partagé en deux grandes parties : Peinture et Sculpture, subdivisées chacune en plusieurs séries, que nous allons passer en revue, après quelques observations préliminaires.
Longtemps le gouvernement napolitain s'est opposé à ce que l'on copiât les peintures antiques , et cette interdiction a donné lieu à un fait assez curieux.
jMalgré les précautions quelquefois exagérées avec lesquelles étaient gardées les fresques du musée, alors à Portici, quelques copies furtives en étaientfaites au moins de souvenir, et le public recherchait ces copies avec d'autant plus d'avidité, qu'elles étaient plus rares et se vendaient avec plus de mystère. Un peintre vénitien , nommé Joseph Guerra , établi à Rome , où il manquait d'ouvrage, quoiqu'il ne fût pas absolument dépourvu de talent , entreprit de bâtir, sur une fraude encore plus hardie, l'édifice de sa fortune. Guerra ne se hasarda point seulement à débiter des copies des peintures antiques : il vendit ces peintures elles-mêmes. Il peignit différentes fresques à la manière antique, sur des fragments d'enduit, et les céda à quelques amateurs, en leur avouant, sous promesse du secret, qu'il les avait achetées lui-même de quelque employé des fouilles napolitaines. Grande rumeur à Naples, où d'abord on cherche en vain le coupable! Mais, ayant reçu de Rome des indices positifs, les directeurs dji musée firent d'abord acheter secrètement trois des fres([ues cpù circulaient dans cette capitale ;