‹ Herculanum et PompéiChapitre 6 sur 30 · NOTICE. XVII · texte numérisé non relu

NOTICE. XVII

cette capitale; puis im de leurs agents alla s'adressera Guerra lui-mênie, et lui denianda rAehille et Cliiron, alors déjà ^rayé et publié dans le premier volume des Antiquitésd'HerculaiHun. Guerra, sausdéfianee aucune, fitla copie on plutôt Fimitatiou demandée; car il ne pouvait travailler en présence de l'original. Dans cette copie, qu'il signa, on reconnut exactement le faire des trois fresques achetées ; mêmes efforts poursuivre un modèle entrevu seulement de loin; mêmes différeiu^es échappées, malgré ces efforts, et surtout analogie parfaite des copies entre elles , quoique les modèles différassent beaucoup. Le gouvernement de Naples n'usa point de son influence dans TEtat pontifical pour inquiéter Guerra. On se contenta d'exposer les quatre imitations près des originaux, avec une inscription explicative, afin de prémunir les curieux contre toute fraude de ce genre. Guerra, ne pouvant plus vendre de faux antiques, revint, non sans quelque succès, à un usage légitime et avoué de son pinceau. D'après cette anecdote, on ne s'étonnera plus de ne pas rencontrer dans notre recueil tout ce qui a été colporté en Europe comme provenant de Pompéi : les imitateurs de Guerra nous ont trouvés sur nos gardes. Dans tout le cours de cet ouvrage, nous nous servons du wioi fresque en parlant des peintures nuirales que nous reproduisons : nous employons ce mot suivant l'usage général, qui l'applique à tous les tableaux de ce genre; mais nous prions nos lecteurs de n'en pas conclure que, selon nous, les anciens aient toujours étendu

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