‹ Hercule et Cacus; étude de mythologie comparéeChapitre 14 sur 19 · LA FABLE D'HERCULE ET DE CACUS · texte numérisé non relu

LA FABLE D'HERCULE ET DE CACUS

Parmi tant d’autres -aventures favorables ou contraires, cette rare fortune n’a pas manqué à notre mythe. Comme ces sources qui rendent pour un instant aux fleurs desséchées l'éclat et la fraicheur, le génie de Virgile a rajeuni, non pas pour un moment, mais pour tous les siècles à venir, la fable déjà si ancienne et si flétrie du Latium.

On voit qu’en abordant ce récit, le poëte a le sentiment de son antiquité :

Non hæc solemnia nobis, Has ex more dapes, hanc tanti numinis aram, Vana superstitio veterumque ignara deorum Inposuit.

En écrivant ces vers, Virgile pense aux prêtres Saliens, aux sacrifices et aux repas de l’ara maxima. Mais, involontairement, notre pensée va plus loin, notre vue plonge au-delà de celle du poëte, et le souvenir des hymnes indiens, tout pleins d’un bout à l'autre des mêmes images que les vers de Virgile, s'impose à notre esprit.

Dans les vers qui suivent, le poëte latin est resté si fidèle au récit populaire, qui lui-même serre de si près le mythe védique, qu'il nous suflira de restituer aux mots leur sens primitif, pour retrouver à chaque ligne la poésie des védas.

Souvenons-nous d’abord du double sens du mot

172) ontagne à

Jam primum saxis suspensam hanc adspice rupen : Disjectæ procul ut moles, desertaque montis

DANS L'ÉNÉIDE. . ge 161

Stat domus, et scopuli ingentem traxere ruinam. Hic spelunea fuit, vasto submota recessu..…

Quoique le Soleil soit remplacé par Hercule, 1l semble que l’astre qui autrefois livrait le combat contre le démon joue encore un rôle dans la lutte, tant il en est fait souvent mention, tant l’auteur revient sur les idées de lumière et de ténèbres. Ainsi, dès qu’il met en

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