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Son front est bombé, ébauche le crâne natiforme, la fontanelle antérieure largement ouverte.
Le père est syphilitique, la mère présente des maux de tète persistants bien qu'une prise de sang à Pasteur avant la naissance de l'enfant ait donné un résultat négatif.
Une série de frictions mercurielles amène la disparition en quelques jours de la dermite. On continue le traitement par la liqueur de Van Swieten et l'hectine par la bouche.
Obs. 16 Rene
Marguerite P.., 2 mois. Le 18 février 1923. — Présente une dermite areralisée avec érythème, desquamation, suintement au niveau des fesses.
Antécédents personnels. — Née à 8 mois, n'a rien présenté sur le corps à la naissance, mais apparition vers l’âge de 3 semaines de petites taches rouges aboutissant à la dermite desquamatisée d'aujourd'hui.
Le foie est normal, la rate non percutable.
Antécédents héréditaires. — La mère de Marguerite P.. eu la syphilis en 1919 (chancre du sein et roséole), bien traitée. Traitement pendant la grossesse. 4 Réactions de Wassermann ont été faites à la mère pendant la grossesse et étaient négatives.
Réactions sérologiques.
Faites ‘chez la mère seulement, ont donné Wassermann, Hecht et Desmoulières négatifs le 20 février 1923.
Traitement. — L'alternance de liqueur de Van Swieten et des gouttes d'hectine amène le 10 avril la disparition complète de l'érythrodermie. Il persiste quelques points eczémateux sur la face.
Le traitement est continué avec liqueur de Van Swieten et hectine.
L'enfant est revu ultérieurement avec un remarquable état général et sans la moindre lésion ‘cutanée,
Obs. 17 (personnelle).
Laurent G..., âgé de 6 semaines. Le 27 juillet 1923. — Présente une rougeur généralisée de tout le corps, prédominant dans la région fessière, suintante par endroits, mais surtout à tendance desquamative. La mère ne sait pas exactement quand cet érythème a commencé.
Antécédents personnels. — Né à terme, ne présente aucun stigmate. ,
Antécédents héréditaires. — Le père de cet enfant a été traité longtemps par des piqüres, et c'est d'ailleurs cette coïncidence de lésions cutanées chez l'enfant avec une infection spécifique probable du père qui a amené la mère de l’enfant à venir consulter à l'hôpital Saint-Louis
Réactions sérologiques, de l'enfant : Wassermann négatif, Hecht négatif, Desmoulières négatif {en août 1923).
Traitement. — Le 27 juillet 1923. — Trente gouttes de liqueur de Van Swieten pendant 10 jours.
Le 7 août 1923. — Très bon état. L'éruption a considérablement pâli. Repos 10 jours. Reprise ensuite de la liqueur de Van Swieten. |
Le 23 août 1923. — L'enfant ne présente plus aucun signe de réaction cutanée. Il reprend depuis 3 jours de la liqueur de Van Swieten. Son état général est excellent.
L'enfant à été revu le 12 octobre 1923, sans la moindre lésion cutanée, et poussant admirablement. |
En sommeil s’agit d’un enfant de 6 semaines, de père notoirement syphilitique, qui a présenté une érythrodermie desquamative généralisée el qui malgré des réactions sérologiques entièrement négatives, à guéri très rapidement avec la liqueur de Van Swieten, M. Comby a b'en signalé que cette érythrodermie était susceptible de se transformer ultérieurement en cezéma, et qu’elle fai-
HEVUT ne
sait penser le plus souvent à une cause générale : le neuro-arthritisme constitutionnel. Dans ces deux observalions, le neuro-arthrilisme constitutionnel peut être difficilement dissocié d'avec la syphilis paternelle dans un cas, maternelle dans l’autre,
Obs. 18 (personnelle).
Mme Louise S...,37 ans. Le 20 février 1923. — Présente une dermite érythémateuse, vésiculeuse et suintante des doigts, des mains et des avant-bras datant de novembre 1921. Cette dermo-épidermite évolue par poussées.Chaque poussée d'ailleurs survenant surtout au moment des règles.
Antécédents personnels. — Rien à signaler dans l'enfance. Pas de lésions cutanées, pas d'eczéma, pas de convulsions, mais présente un embonpoint exagéré.
Mariée depuis 5 ans, a un enfant né à terme, très bien portant n'ayant jamais eu de lésions cutanées. Pas de fausses couches.
Le mari, examiné, ne présente rien de pathologique, si ce n'est quelques accidents intestinaux paraissant ressortir surtout à un certain degré de congestion hépatique.
Antécédents héréditaires. — La mère de la malade vivante. Rien à signaler.
Le père est mort à 59 ans après 10 jours au lit avec paralysie de la moitié du corps, déformation de la face, etc. JL! s'agit là d'une hémiplégie par hémorragie ou ramollissement.
Ils ont eu 6 enfants.
3 garçons vivants, dont deux ont eu de l’eczéma de la face des nourrissons.
2 filles vivantes, dont la malade, et une sœur, qui a ex de l’eczéma infantile de la face, et présenterait actuellement des accidents oculaires, pour lesquels elle serait traitée par un ophtalmologiste par l'élixir Spes.
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{ fille morte à 9 mois de broncho-pneumonie au cours d'une coqueluche.
Pas de fausses-couches,
Réactions sérologiques.
Le 20 février 1923. — Wassermann négatif. Hecht faiblement positif. Desmoulières positif.
Traitement. — Le 20 février 1923. — 15 jours de novar calomel.
Le 20 février 1923. — 15 jours de novar calomel.
Le 6 mars 1923. — Mème état, 15 jours d'hyposulfite de soude à 3 gr. par jour.
Le 20 mars. — Atténuation des accidents malgré les règles. Repos, puis novar calomel 15 jours.
Le 21 avril. — La plupart des éléments ont disparu. Au moment de ses règles, la malade a présenté un peu de rougeur diffuse et prurigineuse sans suintement. 15 jours d'hyposulfite de soude
En mai 1923. — A la suite d'une poussée légère au moment des règles, on donne 20 jours d'extraits pluriglandulaires.
De mai à août, — Série de novar calomel et hyposulfite de soude.
En août. —:La malade est complètement débarrassée des lésions cutanées. De temps en temps prurit léger. Novar calomel.
La malade n'est revue que le3 octobre 1923. Elle se trouvait tellement bien qu'elle n'a suivi aucun traitement depuis sa dernière visite. Légère poussée vésiculeuse au niveau des doigts. 15 jours de novar calomel. Ù
Le 24 octobre 1923. — Rien actuellement. 15 jours d’extraits pluriglandulaires parce qu'au moment de ses règles, la malade à eu une petite poussée erythémateuse. On donne en outre de la pommade au goudron.
Le 16 novembre 1923. — Etat remarquable. Disparition complète des rougeurs, des quelques éléments vésiculeux,