‹ Hérédité Syphilitique Et EczémaChapitre 21 sur 23 · DS · texte numérisé non relu

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du prurit. La peau est absolument nette, bien que la malade mette de temps en temps ses mains à l'eau. Par prudence on donne une nouvelle série de novar calomel.

Le 17 décembre 1923. — La malade satisfaite de sa guérison à lavé plus qu'à l'ordinaire et a eu un peu de prurit au niveau des doigts avec un peu de rougeur. Actuellement peau nette. 20 jours d'extraits pluriglandulaires.

En somme une malade affectée depuis deux ans et demi d’un eczéma récidivant des doigts, des mains et des avant-bras, avec poussées au moment des règles. Une hémorragie cérébrale probable chez le père. 3 freres ou sœurs ont été atteints d’eczéma infantile. L’alternance de traitements spécifiques et de traitements endocriniens, à cause de l’obésité précoce, et des troubles cutanés récidivant au moment des règles, ont amené la guérison, complétée par quelques applications de pommade au goudron, qui paraissent ainsi avoir agi favorablement et rapidement sur un terrain préalablement modifié.

Obs. 19 (personnelle).

Madame Félicie P..., 33 ans. Le 13 avril 1923. — Présente une dermite vésiculeuse,érythémateuse etsuintante,au niveau des doigts, du dos des mains, des avant-bras, depuis le mois de décembre 1922. Cette dermo-épidermite s'est généralisée récemment et la malade présente des placards rouges, et légèrement suintants, au niveau des plis axillaires, au niveau des seins, dans la région périombilicale et sur le dos du pied. Les démangeaisons sont actuellement intolérables.

La malade au point de vue somatique ne présente rien qu'un prognathisme assez marqué, et une voûte palatine particulièrement ogivale, Les dents sont normales et bien

2110. = implantées. Les réactions de Wassermann, Hecht, Desmoulières, n'ont pu être pratiquées.

Antécédents personnels. — Bien portante jusqu'en décembre 1922. Elle n'a pas eu de convulsions dans l'enfance. Elle aurait fait une fausse couche spontanée il y a quelques années déjà.

Mariée. Son mari-ne présente rien de pathologique si ce n'est la persistance d'une toux apparue après intoxication par les gaz au cours de la guerre.

Pas d'enfants.

Antécédents héréditaires. — La mère de la malade est bien portante, n'a jamais rien présenté au point de vue cutané, Elle n’a pas fait de fausses couches.

Le père de la malade serait mort à 56 ans, d'une cardiopathie, ayant entrainé la mort sans œdèmes.

La malade a une sœur, sans manifestations pathologiques.

Traitement. — Le 13 avril 1923. — 15 jours de novar calomel sans traitement local.

Le 27 avril 1923. — Grosse amélioration. Depuis cinq mois la malade n'a jamais été aussi bien. Les lésions cutanées sont presque complètement sèches. 10 jours d'hyposullfite de soude.

Le 8 mai 1923. — Même état. 15 jours de novar ealomel.

Le 25 mai 1923. — Nouvelle amélioration. Lésions sèches. Encore 8 jours de novar calomel.

Le 5 juin. — Petite poussée un peu suintante au cours du novar calomel. Pendant dix jours, un jour deux centigrammes de calomel, un jour un gramme d'hyposulfite de soude.

Le 15 juin. — Aucune modification. Repos.

Le 19 juin. — Injections de lait à un demi, un, un et demi centimètres cubes.

Le 29 juin. — Après 3 injections, poussée aiguë généralisée de dermo-épidermite vésiculeuse et suintante On cesse le lait. Reprise de novar calomel,

Le 6 juillet 1923. — Très bon état. Disparition presque complète de tous les éléments éruptifs. La malade dit que, désirant à tout prix voir disparaître ses lésions cutanées, elle a pris 8 cachets de un centigramme de calomel un jour sur deux, et chaque jour intermédiaire 4 pilules de novar à dix centigrammes, On continue à cette dose plus élevée 8 jours encore.

Le 24 juillet 1923. — Disparition à peu près complète des éléments des bras et des avant-bras avec quelques éléments vésiculeux isolés persistant au niveau des doigts. Les placards abdominaux ont complètement disparu. 3 gr. d'hyposulfite de soude pendant 10 jours.

Le 30 juillet 1923. — Aucune modification : La malade revient seulement ensuite :

Le 10 septembre 1923, avec une poussée nouvelle éry-. thémato-vésiculeuse. Série de 10 piqüres (2 par semaine) de quinio-bismuth.

Le 19 octobre 1923. — Disparition complète des éléments sur le corps. Seuls persistent quelques placards rouges et quelques éléments vésiculeux sur les avant-bras et sur les doigts.

On donne : par la bouche 30 gr. par jour de la solution de Lugol (Iode, 1 gr., Iodure de potassium, 2 gr., Eau, 100 gr.), et on applique une pommade au goudron.

Le 11 décembre 1923. — Disparition complète de tous les éléments éruptifs. La peau est nette. Il persiste un peu de prurit intermittent au niveau des doigts.

Obs. 20 (Personnelle).

Augustine J... Le 22 décembre 1922. — Présente actuellement une poussée de dermo-épidermite suintante des avantbras datant de 8 jours. Il y a deux jours extension au tronc où apparaissent de nouveaux placards.

Antécédents personnels. — A présenté il y à 5 ans une petite poussée de dermite, une nouvelle poussée il y a 6 mois.

= Mare

Une nouvelle poussée il y'a 8 jours. Mariée. À fait une fausse couche à 20 ans. Pas d'enfants. Son mari est mort, dit-elle, à 45 ans, d’un cancer du foie (?) qui aurait duré 18 mois.

Antécédents héréditaires. — Le père de la malade est mort à 50 ans d’un ictus apoplectique. La mère morte accidentel-

lement a eu 9 enfants. Pas de fausses couches. Sur les 9, 4 sont morts vers 3 ou 4 ans, à restent vivants.

Réactions sérologiques.

Le 22 décembre 1922. — Wassermann négatif. Hecht négatif. Desmoulière positif.

Traitement. — Le 22 décembre 1922. — 20 jours de novar (10 gr.) calomel (5 centigr.).

Le9 janvier 1923. — Disparition des éléments du ventre

et du dos. Affaissement de l'éruption des membres supérieurs qui reste très prurigineuse.

Le 16 janvier. — Très grosse amélioration bien que la malade persiste à faire des lessivages. 10 jours d'hyposulfite. - Il reste un érythème un peu violacé, mal limité sur les bras, avec tendance à la lichénisation, mais sans prurit. Il persiste des stries et des rugosités unguéales qui existeraient depuis des années.

Le 6 mars 1923. — A la suite d'un accident la malade a interrompu le traitement. 20 jours de novar calomel.

Du 17 mars 1923 au 13 octobre 1923, la malade a eu, avecdes succès divers, une série de novar calomel, quelques piqûres de bismuth,6 piqüres d’autohémothérapie, pendant lesquelles ont réapparu des éléments érythémateux et prurigineux sur les jambes, les membres supérieurs étant en bon état.

On reprend alors le novar calomel par voie buccale et la malade est revue le 2 novembre 1923, complètement transformée. Les différents placards érythémateux sont à peu près disparus. Il persiste quelques vésicules au poignet. La dépression morale, qui était singulièrement accentuée, a disparu, La malade travaille et se trouve très bien.

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Obs. 21 (personnelle).

Charlotte R..., 42 ans. Le 20 avril 1923. — Présente depuis 6 mois au niveau du dos, des mains et des avant-bras une dermo-épidermite rouge et suintante, avec actuellement quelques éléments surajoutés de pyodermite. La dermite paraît conditionnée surtout par les lavages que fait la malade.

Elle à mis sur ces lésions plusieurs pommades dont aucune n'a donné de résultat.

Antécédents personnels. — Mariée depuis 22 ans. Dans l'enfance elle n'a eu que la rougeole et la coqueluche. Elle présente actuellement de l’albuminurie intermittente.

Son mari est bien portant. ;

Elle à eu 12 grossesses, dont 10 enfants à terme et deux fausses couches.

Sur les 10 enfants, 4 sont morts en bas-âge de méningite. Un 5e est mort après une intervention pour hernie congénitale.

Sur les 5 enfants vivants, deux sont à Berck pour rachitisme. Un 3e a été opéré pour une déformation des 2 tibias (?) Un 4e âgé de 16 ans, a été à Berck dès son enfance pour rachitisme. Le 5°, rien à signaler.

Antécédents héréditaires. — Le père de la malade est mort il y a un an d’hydropisie, après une série de ponctions abdominales.

La mère est bien portante.

Ils ont eu : 4 enfants dont 2 mort-nés, un garçon bien portant, la malade, et un fils tué pendant la guerre.

Réactions sérologiques.

Le 27 avril 1923, — Wassermann légèrement positif. Hecht positif. Desmoulières positif.

Traitement. — Le 20 avril 1923. — Novar calomel suivant la méthode ordinaire par la bouche pendant 15 jours. Pas de traitement local.

La malade revue 8 jours après présente une très grosse amélioration. D’après ses dires, les mains sont détergées de moitié. Elle dort maintenant sans être incommodée par le prurit incessant d'autrefois.

La malade qui continuait à laver, n’est pas revenue à l'hôpital et n'a pas pu être suivie plus longtemps.

Bref, une femme de 42 ans, présentant depuis 6 mois une dermite en rapport avec une irritation continnelle, mais conditionnée par un terrain spécial (2 fausses couches. Cirrhose paternelle probable. Rachitisme chez la plupart des frères et des sœurs vivants, méningite chez les autres, réactions sérologiques en faveur d’une syphilis héréditaire possible), a été, malgré la persistance de la cause d’irritation, rapidement améliorée en quel-

ques jours, sans traitement local.

Obs. 22 (personnelle).

Louise D..., 31 ans. Le 20 février 1923. — Présente une dermite généralisée érythémato-vésiculeuse des mains, des avant-bras, du cou, de la face, des membres inférieurs ayant débuté il y a un mois. Prurit intense.

Antécédents personnels. — À eu 5 grossesses, la {r° menée jusqu'à terme : l'enfant meurt à 9 mois d'un eczéma aigu de la face.

La 2e se termine prématurément à 7 mois par la naissance d'un enfant atteint d'un bec de lièvre, avec absence de palais. Il meurt 3 jours après.

Le 3° enfant né à terme meurt à 10 jours d'une hémorragie Ombilicale.

Les 4e et 5° enfants naissent à terme,ne présentent pas de lésions cutanées.

La malade à eu une première poussée de dermite géné-

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ralisée, en sevrant son 4° enfant. Cette poussée a duré 2 mois. Elle a présenté en outre des accidents parétiques transitoires du bras gauche avec étourdissements. L'examen montre : Réflexes achilléens, rotuliens normaux, inégalité pupillaire avec réflexes oculaires normaux, Gros souffle systolique à la pointe du cœur.

Antécédents héréditaires. — Le père de la malade est mort d'une hématémèse. Il était atteint d'une affection hépatique.

La mère est atteinte de cardiopathie (?)

Elle a eu 20 enfants, dont 15 sont vivants.

Réactions sérologiques.

Le 20 février 1923. — Wassermann négatif. Hecht et Des- . moulières fortement positifs.

Traitement. — La malade a été traitée successivement par le novar calomel par voie buccale, avec amélioration extrémement rapide, puis autohémothérapie, puis piqüres de bismuth. Toutes les lésions cutanées ont disparu depuis juin 1923. La malade devient enceinte en octobre et on reprend une série de piqüres de bismuth.

En somme, guérison rapide de lésions cutanées généralisées chez une femme de 31 ans qui présente des antécédents suspects (grossesses terminées prématurément, malformations congénitales chez un des enfants) des réactions sérologiques qui prêtent facilement au diagnestic de syphilis, et enfin chez le père de la malade une affection hépatique terminée par une telle hématémèse qu’on a pu accuser de la mort du malade un ulcus de l’estomac.

Obs. 23 (personnelle).

Céline S..., 54 ans. Le 21 février 1923. — Présente une dermite généralisée depuis juillet 1922. Avec rougeur, vésicula-

DuvaL (Q

tion et suintement au niveau des avant-bras, des bras, du cou, du thorax, de l'abdomen, des membres inférieurs par placards.

Antécédents personnels. — Elle à déjà eu plusieurs autres poussées de dermite généralisée. Mariée depuis 1891. Son mari a une hémiplégie gauche après ictus. En outre depuis 9 ans, le mari à un œil qui ne voit plus, l'autre voit très peu.

Elle aeu S enfants dont 5 sont morts (cause inconnue), 3 restent vivants et sont bien portants. Deux fausses couches.

L'examen de la malade montre : au point de vue oculaire, des réflexes lumineux paresseux, de bons réflexes à la distance.

Les achilléens, les rotuliens sont normaux.

L'auscultation du cœur montre un 2° bruit très claqué.

On constate en outre au niveau de la base du cou une double ectasie artérielle, à l'origine des carotides gauche et droite.

Antécédents héréditaires, — On ne sait rien surles parents si ce n'est que la mère de la malade n'a pas fait de fausses couches,

Lä malade sait en outre qu'elle a eu un frère mort-né, un frère mort de convulsions en bas âge.

Réactions sérologiques.

Céline S..., le 21 février 1923.

Wassermann. Hechtet Desmoulières négatifs.

Traitement. — De février’ à avril 1923, la malade a deux séries de novar calomel séparées par une série d'hyposulfite de soude.

L'amélioration est insuffisante et la malade entre,en avril 1923, à l'hôpital St-Louis, dans le service de M. Ravaut.

Elle reçoit en 4 semaines 8 piqüres de bismuth et sort de l'hôpital le 15 mai 1923, avec disparition presque complète de tous les accidents cutanés.

En juin 1923 la malade revient avec une nouvelle poussée

aiguë des bras, des avant-bras, des poignets, du cou, des membres inférieurs, on lui fait en même temps qu'un gramme d'hyposulfite de soude buccal par jour une série de piqûres d'autohémothérapie.

On cesse l’autohémothérapie après une violente réaction suivant une injection de sang total.

On laisse le malade à l'hyposulfite de soude, mais sans amélioration.

En juillet et août 1923, on fait du sulfarsénol sous-cutané avec une poussée cutanée faisant interrompre le traitement. Hyposulfite de soude.

Après les vacances nouvelles séries de novar calomel qui amènent une amélioration manifeste.

En somme une malade qui présente des poussées récidivantes de dermite a, malgré des réactions sérologiques entièrement négatives, des raisons particulières qui font penser chez elle à une syphilis conjugale (hémiplégie et cécité du mari, anévrismes artériels, fausses couches de la malade), mais aussi à une syphilis héréditaire possible (accidents des frères). Elle est une première fois à peu près guérie par le bismuth, une seconde fois, c’est seulement le novar calomel, chez une malade qui fait chaque fois au cours du traitement une poussée éruptive généralisée (autohémothérapie, sulfarsénol) qui amène une amélioration.

Obs. 24 (personnelle).

Roger B... 45 ans. Le 12 mars 1923. — Présente depuis une douzaine d'années des démangeaisons périanales, s'étendant progressivement à tout le sillon interfessier et à la partie postérieure du scrotum. En outre depuis la guerre à apparu

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un petit placard érythémateux avec poussées vésiculeuses au niveau du creux poplité droit.

Actuellement il présente : une rougeur diffuse du sillon interfessier très peu suintante avec placard érythémateux desquamant légèrement au niveau de la région postérieure et gauche du scrotum, des hémorroïdes externes. Au niveau du creux poplité droit : placard rouge avec quelques rares points suintants, de la grandeur d'une demi-paume de main.

Tous ces éléments en voie de lichénisation sont le siège d'un prurit intense intolérable, qui actuellement ôte tout sommeil au malade.

Le malade a jusqu'à présent appliqué sur ces différentes lésions une foule de pommades aussi variées que d'ailleurs inefficaces. Il a subi sans résultat plusieurs séances de haute fréquence.

Antécédents personnels. — Aucune maladie intéressante, mais, jusqu'à l'âge de 9 à 10 ans, la malade a présenté des lésions ecrémateuses récidivantes de la face.

Le malade est marié. Sa femme est bien portante. Ils ont cinq enfants lous nés à terme, mais après des accouchements extrèmement rapides.

Les 5 enfants sont vivants, ne présentent, au dire des parents, aucune manifestation cutanée. Nous avons vu ün des fils qui présente une acroasphyxie remarquablement nette.

Pas de fausses couches.

Antécédents héréditaires. — Le père du malade est mort à 39 ans de tuberculose pulmonaire,

La mère est bien portante. Sans accidents pulmonaires. Sans manifestations cutanées.

6 frères et sœurs sans rien de spécial. Un frère est atteint de syphilis acquise. Une sœur a de l’eczéma périanal,

Réactions sérologiques.

Le malade n'a consenti à une prise de sang qu'après avoir co nstaté les remarquables résultats du traitement

Le 8 mai 1923. Wassermann négatif. Hecht négatif. Desmoulières positif.

Traitement. — Le 12 mars 1923, 15 jours de novar buccal (vingt centigr.) alternés avec cinq centigr. de calomel.

Le 6 avril 1923. — Très grosse amélioration. Au dire du malade les démangeaisons ont considérablement diminué, le malade peut dormir. Les lésions locales sont sèches, en voie de disparition. Reprise de 15 jours de novar calomel.

Le # mai 1923. — Disparition complète des symptômes fonctionnels. Au point de vue local, persistance d'une teinte brunâtre au niveau des lésions. Le placard poplité a presque complètement disparu, 3 gr. d'hyposulfite de soude pendant 10 jours.

Le 10 juin 1923. — Etat aussi satisfaisant. Les nuits sont excellentes. L'érythème interfessier a disparu. Seul le placard poplité est encore légèrement visible, mais le prurit est nul. 15 jours de novar calomel.

Le 26 juin 1923. — Etat local excellent. Par momen € prise légère du prurit. Il ne reste des lésions du début qu'une hyperpigmentation à leur niveau. L'état général est remarquable. 10 jours d'hyposulfite de soude.

Le malade n'a plus été revu.

En somme un eczéma suintant du sillon interfessier (dont on connaît la ténacité) sur lequel onze années de pommades locales, des séances de haute fréquence sont restées inopérantes, peut-être considéré comme guéri après trois simples séries de novar calomel, sans traitement local.

Pourtant, dans ce cas, les antécédents, comme les réactions sérologiques, sont à peu près muets,

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Obs. 25 (personnelle).

Pierre L..., 33 ans. Le 16 février 1923. — Présente une dermo-épidermite des mains des avant-bras et des jambes. Ces lésions ont débuté à l'âge de 12 ans par de petits placards d'eczéma siégeant à la face interne des deux poignets. Ces placards ont envahi par poussées la face dorsale des mains et des avant-bras. Sous l'influence d'un écart de régime, des plaques érythémateuses apparaissent sur la face et sur le corps. Souvent les lésions se recouvrent de squames épaisses qui, en tombant laissent une peau dépigmentée à type de VITLS 0.00

Actuellement le malade présente des lésions érythémateuses et squameuses avec quelques petites vésicules au niveau des doigts, du dos des mains et des avant-bras. Au niveau des poignets, ces lésions sont légèrement hyperkératosiques. Sur le poignet, par places, grandes taches dépigmentées à type de vitiligo.

Au niveau des mollets, lésions érythémateuses et squameuses du même ordre extrèmement prurigineuses.

Au niveau des bourses, vitiligo, reliquat de poussées vésiculeuses et suintantes d'autrefois.

Au niveau de la barbe, plaques multiples de pelade du menton.

Antécédents personnels. — Né à terme, a été soigné à 11 ans pour une affection du foie (?)

Antécédents héréditaires. — Seul enfant d’un père vivant et d'une mère morte d'un cancer de l'utérus. Le malade n'a pu nous fournir d'autres renseignements.

Réactions sérologiques. Le 20 juin 1923. — WW négatif. Hecht négatif, Desmoulières positif.

Traitement. — Du 16 juin au 9 juillet 1923, soit pendant 24 jours, alternance de 2 pilules de 0,10 de novarsénobenzol et de 5 centigr. de calomel.

En même temps,à partir du 23 juin, piqûres de quinio-bis-

Les A/R

muth intramuseulaires continuées jusqu'au 30 juillet (soit un total de 10 piqüres\.

Reprise du novar Calomel du 23 au 30 juillet.

Puis injection tous les deux jours de solution iodo-iodurée par voie intraveineuse. |

Le malade sort de l'hôpital le 13 juillet 1923, avec une disparition presque complète de tous ses éléments éruptifs. La peau qui était profondément infiltrée est maintenant souple et nette. Un peu d'érythème persiste aux avant-bras,très peu prurigineux.

On conseille au malade, qui repart en province, d'alterner des séries de novar calomel avec, de temps en temps, une série de piqüres de bismuth.

En résumé, un homme de 33 ans atteint d’un eczéma récidivant multiple qui laisse après sa disparition des taches dépigmentées du type vitiligo, depuis l’âge de 12 ans, à de la pelade de la barbe. Ses antécédents ne parlent pas, malgré peut-être le cancer utérin maternel. Les réactions sérologiques sont sans intérêt.

Pourtant sur ce terrain particulier eczémateux, 2 séries de novar calomel et une série de bismuth intramusculaire amènent une amélioration que le malade n’a pas connue depuis des années.

Obs. 26 (personnelle).

Jules L...,32 ans. Le 19 juin 1923. Présente depuis la guerre des poussées de dermo-épidermite des mains du type eczéma naummulaire trichophytoïde avec prurit intense.

En outre le malade se plaint d'un prurit anal intense sans que l'examen local témoigne non plus d'hémorroïdes que de prestatite,

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Antécédents personnels. — Rien de particulier. Le malade est marié. Sa femme est bien portante, n’a pas d'enfants, n'a pas fait de fausses couches.

Antécédents héréditaires. — Le père, rien, sauf un glaucome. La mère, a fait à 57 ans une hémiplégie brusque avec paralysie faciale. Elle a eu 12 grossesses parmi lesquelles : 4 fausses couches ; # enfants morts de 10 à 13 mois de méningite ; # enfants vivants, dont le malade qui présente seul des lésions cutanées. ,

Réactions sérologiques.

Le 19 juin 1923. — Wassermann négatif:Hecht négatif ; Desmoulières négatif.

Traitement. — Le 19 juin 1923. — 15 jours de novar (vingt centigrammes) et de calomel (cinq centigrammes) alternés par voie buccale.

Le 3 juillet 1923. — Même état, persistance des démangeaisons. Hyposulfite de soude, 3 gr. par jour par la bouche pendant dix jours.

Le 13 juillet 1923. — Aucune amélioration, 15 jours de novar calomel.

Du 27 juillet au 18 octobre, le malade fait deux séries de novar calomel et de l'hyposulfite de soude dans l'intervalle.

On le revoit très amélioré, mais devant la persistance au niveau de la main et du poignet droits, d'éléments disséminés peu prurigineux, on fait aux malades dix piqûres d'autohémothérapie.

Le 20 novembre. — Poussée avec apparition d'éléments vésiculo-squameux ; novar calomel,

Le 11 décembre 1923. — Etat remarquable. Les lésions cutanées ont presque complètement disparu. Seul persiste un liséré rouge à la limite des anciens éléments érythémateux. Le malade n’a jamais été aussi bien. Le prurit local, le prurit anal ont disparu. L'état général est excellent,

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En somme, chez un malade atteint depuis 5 ans d’un eczéma particulièrement tenace, malgré des réactions sérologiques entièrement négatives, mais avec des antécédents maternels très suspects (hémiplégie, 4 fausses couches, 4 méningites). Malgré des résultats peu satisfaisants au début, par la persévérance dans le traitement, on à pu obtenir en quelques mois une disparition presque complète de l’eczéma.

Obs. 27 (personnelle).

Louise B..., 40 ans. Le 7 septembre 1923. — Dermite de la jambe gauche et de la cuisse, avec érythème, vésiculation et suintement.

Le mari est mort à34 ans de rétrécissement intestinal avec tumeur. Un bébé né à terme a eu de l’eczéma jusqu'à l'âge de 7 ans.

Les réactions de Wassermann, Hecht et Desmoulières sont négatives, le 7 septembre 1923.

Après une série de novar calomel, très grosse amélioration, sans traitement local. Malade non revue.

Obs. 28 (personnelle).

Marthe L... âgée de 36 ans.Le 20 avril 1923.— Nous est amenée par une stagiaire du service pour un eczéma récidivant depuis l’âge de 10 ans. Actuellement elle présente une dermite rouge, vésiculeuse et suintante des deux mains (surtout main droite), avec démangeaisons extrêmement violentes.

Antécédents personnels. — La malade a présenté de l'eczéma depuis l’âge de 10 ans jusqu'à l’âge de 22 ans, date de son mariage.Cet eczéma siégeaitaux mollets.Rien aux mains. Après le mariage disparition de l’eczéma qui réapparaît après Ja naissance d’un enfant né à terme, pendant l'allaitement

de cet enfant. Au sevrage de l'enfant, l’eczéma disparaît. Il Siégeait au niveau des avant-bras.

Reprise de l’eczéma en 1918 qui apparaît alors aux mains par poussées successives avec lésions toujours plus accentuées, entraînant de l’insomnie, jusqu'à maintenant.

Antécédents héréditaires. — La mère bien portante.

Le père est mort à 49 ans d’un ictus apoplectique, après une affection ayant duré 3 ans, caractérisée par de l'affaiblisse- | ment intellectuel, des troubles de la parole, cette affection ayant nécessité un séjour de plusieurs mois dans une maison de santé.

La malade à eu un frère tué pendant la guerre, deux sœurs dont l'une présente des crises migraineuses extrèmement nettes.

Réactions sérologiques.

Le 27 avril 1923. — Seule la réaction de Hecht a été pratiquée eta été négative.

Traitement. — Le 20 avril 1923. —20 jours de noyar calomel par voie buccale.

Nous avions complètement perdu de vue cette malade qui n'était pas revenue nous trouver, quand récemment nous avons rencontré l'étudiante en médecine qui nous l'avait amenée. Elle nous à appris que la malade avait suivi le traitement prescrit, et qu'elle n'avait présenté depuis aucune lésion cutanée.

Quoi qu’il en soit, une femme de 33 ans dont le père est mort d’un accident qui éveille immédiatement l'idée de syphilis, dont une sœur présente des migraines, aurait eu une disparition complète de ses lésions eczémateuses après une seule série de novar calomel. Ce résulat nous parait tellement extraordinaire que nous ne livrons celle observation que sous toutes réserves, n'ayant pas revunous-même la malade,

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Obs. 29 (personnelle).

Henriette M..., 37 ans, Le 30 novembre 1923. — Présente actuellement de l'eczéma prurigineux des membres inférieurs, une éruption du type eczématide figurée du dos, un léger degré d'ichtyose. |

Elle à eu déjà un eczéma du sein il y a 3ans,

Une première grossesse s'est terminée par un accouchement prématuré à 7 mois d'un enfant macéré.

Une deuxième grossesse s'est terminée par l'accouchement à terme d'un enfant vivant et jusqu'à maintenant bien portant.

Le mari est bien portant.

Henriette M..., est accompagnée de sa sœur Rose V..., 31 ans, qui présente depuis 3 mois de la dermo-épidermite suintante des mains. Elle n’a pas d'antécédents cutanés, Son mari est bien portants. Pas de grossesses.

Antécédents héréditaires. — Les parents de Henriette M..., et de Rose V..., sont vivants. Le père a 70 ans. La mère 66 ans, ils sont bien portants. Ils ont eu 8 enfants dont 7 sont vivants. Un garcon présente de l’ichtyose, les autres rien.

La grand-mère maternelle est morte d’un cancer de l'estomac. Le grand-père d'une hernie étranglée.

En somme deux sœurs et un frère présentent un ensemble de lésions cutanées qui traduisent une filiation pathologique, malgré l’absence d’antécédents spéciaux, Nous avons mis ces malades au novar calomel, mais ne les avons pas encore revues.

Nous donnons enfin à titre purement documentaire l'observation suivante où le traitement ordinaire n’a donné, au cours d’un eczéma du nourrisson, chez un enfant sans hérédité Ssyphililtique, mais avec des antécédents probablement tuberculeux, aucun résultat.

Obs. 30 (personnelle).

Louise D..., 10 mois. Le 29 mars 1923. — Présente depuis l’âge de 3 mois un eczéma de la face et des avant-bras.

Elle est née à terme, précédée par une petite fille de 5 ans, et par une fausse couche au cours d'un érysipèle.

La mère, 28 ans, a une bronchite, et tousse depuis 2 ans.

Le père, 37 ans, a de la pleurite.

Rien à signaler chez les grands-parents dont les 6 autres enfants sont bien portants.

Nous avons donné d’abord du lactate de mercure, puis du calomel et de l'hectine par gouttes, à nouveau du calomel et enfin du novar calomel. Une très légère amélioration s'est manifestée au cours du traitement, mais le 29 juin,malgré un régime alimentaire très sévère, les lésions sont exactement au même point que le 29 mars 1923,

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