‹ Héritage et mariage, comédie en trois actes et en proseChapitre 12 sur 62 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

BLAVEAU , DUBOIJRG , MADAME BLAYEAU.

DUBOURG

Il a raison 5 vivent les noces! cela me rajeunit , me ragaillardit. Yais-je m'en donner aujourd'hui... et demain surtout ! Quand je pense au diner , aux glaces , au bonheur d'un ami , à l'écarté , et même à la danse , malgré mon rhumatisme.

MADAME BLAVEAU , à part.

Ils ont tous des catarrhes ou des rhumatismes.

BLAVEAU.

Vous aimez donc toujours les plaisirs, monsieur Dubourg ?

Qu'ai -je de mieux à faire? Depuis que j'ai perdu ma femme et ma place , je ne songe qu'à m' étourdir , et j'y parviens. Je n'ai jamais été si heureux que depuis mes malheurs. Cette pauvre madame Dubourg, elle n'avait qu'un défaut : elle était trop jalouse.

MADAME BLAVEAU.

Etait-elle jalouse sans sujet?

DUEOURG.

Ah! j'ai bien eu quelques momens d'erreur que je me reproche ! Aussi , le jour où j'ai perdu madame Dubourg , j'ai juré à ses mânes une constance à toute épreuve -vrai! je lui suis fidèle depuis qu'elle est morte. Par exemple , mon ami Daubonne ne sera pas volage , lui!

BLAVEAU , à part.

Je l'en défie bien, {haut.) Mais, monsieur Dubourg, est-ce que ce mariage se présente à vous sous un aspect bien favorable?

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