ACTE, II SCENE V
DUBOURG
Il se pourrait ï EL bien, j'en ai eu l'idée.
BLAVEAU.
Je le crois bien ! qui pourrait mettre en défaut un fin observateur comme vous , un auteur comique ? Jusqu'à présent ce jeune homme avait concentré en lui-même sa malheureuse passion * mais à l'approche du grand jour, à la vue du bonheur d'un autre, son dépit ne peut plus se contraindre.
Oui , c'est vrai... il avait concentré sa malheureuse passion.. * mais j'étais là, moi* j'observais!
MADAME BLAVEAU.
Mon pauvre oncle !
DUBOURG
Mon pauvre ami Dauborme !
BLAVEAU.
Ah ! ne le plaignez pas ! ce serait accuser cet intéressant jeune homme , qui , sans doute , est incapable d'aller sur les brisées d'un tuteur qu'il aime et respecte... Je répondrais de lui.
DUBOURG
Et moi aussi* mais à vingt-quatre ans... les passions sont fortes.., et le cœur est faible... Je m'en souviens * j'y ai passé.
MADAME BLAVEAU.
Et si de son côté la jeune personne...
DUBOURG
Pauline ?
BLAVEAU.
Est-ce que vous n'avez pas eu quelque idée?..
DUBOURG
Pardonnez-moi.