‹ Héritage et mariage, comédie en trois actes et en proseChapitre 27 sur 62 · M HERITAGE ET MARIAGE · texte numérisé non relu

M HERITAGE ET MARIAGE

Elle n'a pas été la dernière à deviner l'amour de son maître de dessin.

MADAME BLAVEAU.

Elle est bien triste aussi.

DUBOURG

(i*est vrai !.. à déjeûner je la regardais...

MADAME BLAVEAU.

J'ai entendu quelques paroles.., quelques soupir* étouffés.

BLAVEAU.

Moi aussi, j'ai entendu les paroles et les soupirs élouffés..; mais elle connaît trop ses devoirs... Vous avez l'air d'en douter 5 monsieur Dubourg !.. cependant , calculez tous les avantages que notre oncle Daubonne a sur ce jeune homme..: un rang distingué dans le monde.., de la considération.., le plus vif attachement.., et trente-six mille francs de rentes.

DUBOURG

Oui , mais calculez les avantages du jeune homme : un extérieur agréable.., une amitié qu'ils appelaient fraternelle , mais à laquelle , à part moi , j'avais su donner un autre nom.

MADAME BLAVEAU.

Et trente-six ans de moins que son rival.

DUBOURG

Trente-six. .j c'est vrai.., le compte est juste.

Cette pauvre petite Pauline ! tout-à-1'heure elle me faisait de la peine : elle ne se cachait même pas pour exprimer la compassion que lui inspire l'amour de ce cher Eugène.

BLAVEAU.

Dieu sait où la compassion peut mener une jeune

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