S HERITAGE ET MARIAGE
sonne. Je lui en chercherai une, moi; je sais ce qu'il lui faut.
BLAVEAU , à part.
Diable d'homme! ( haut. ) Vous êtes un bien bon ami ; mais à présent ne vaut-il pas autant qu'il reste garçon ?
MADAME BLAVEAU.
Commençons par l'empêcher de se marier.
DUBOURG
Oui , l'essentiel est de le prévenir. Il doit venir me rejoindre ici pour causer de quelques nouvelles emplettes...
MADAME BLAVEAU.
Encore ?
Je l'attends , et je ne lui cacherai pas la vérité.
BLAVEAU.
Monsieur Dubourg, il faut que madame Blaveau et moi nous ne paraissions pas dans tout ceci..; vous avez assez de tact pour sentir combien notre position est délicate.
DUBOURG
Si j'ai du tact ! et un coup-d'œil ! d'ailleurs , vous ne m'avez rien dit ; c'est moi qui ai tout pénétré.
MADAME BLAVEAU.
Certainement! c'est vous seul...
BLAVEAU , à part.
Voilà les affaires du cher oncle en bon train , bien embrouillées , bien dérangées. Songeons aux nôtres. ( haut. ) Mon pauvre oncle ! cette nouvelle va l'affliger, je ne veux pas être témoin de sa douleur... Vous savez , ou vous ne savez pas , que l'entreposeur de Lyon est malade.