‹ Héritage et mariage, comédie en trois actes et en proseChapitre 43 sur 62 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les MÊMES, BLAVEAU, pâle et défait.

MADAME BLAVEAU.

Ah , mon cher Anatole , tu m'es rendu !

BLAVEAU.

Oui , ma Clémentine, je te suis rendu! mais tu me vois encore dans une émotion...

Et moi je suis encore dans des transes...

BLAVEAU.

Quand en est sur le point d'arracher la vie à un d<? ses semblables...

MADAME BLAVEAU.

Quand on est sur le point de devenir veuve...

BLAVEAU.

Tout s'est bien passé j tu seras contente de ma conduite... On ne s'est pas battu.

DUBOURG. *' J'étais bien sur qu'Eugène se rendrait au premier mot que je lui dirais. Quand nous l'avons rejoint, la réflexion avait déjà calmé sa colère... D'un ton froid , mais fort poli, il a demandé à monsieur Blaveau s'il était disposé à répondre à la provocation qui lui avait été faite.

BLAVEAU.

Alors moi, généreusement, j'ai regardé ce discours poli de mon adversaire comme une excuse suffisante , et j'ai déclaré que je m'en rnpportais à la médiation de M. Dubourg, notre ami commun.

DUBOURG

Vous entendez Lien que , grâce à mon adresse , tout s'est arrangé... Quand je me mêle de quelque chose... Eugène nous a quittés dans la grande avenue du Luxembourg.

Et me voilà...

MADAME BLAVEAU.

Te voilà !

BLAVEAU.

Je crois m'ètre conduit en homme d'honneur.

MADAME BLAVEAU.

Monsieur Dubourg , vous sentez combien il est important de cacher à mon oncle cette fatale aventure.

DUBOURG

Oui, sans doute! Vous n'aurez pas, j'espère, l'indiscrétion d'en parler à madame Frémin... ni à sa fille.

MADAME BLAVEAU.

A personne...

BLAVEAU.

ïson , à personne. . . ; c'est dommage .... parce que. . . quand on s'est bien montré. . .

DUBOURG

Mais quelle mouche a donc piqué ce petit Eugène ? Je cours le rejoindre pour lui faire la même recommandation. Ah, quelle journée! Les querelles... , des bouderies..., un duel...! c'était bien plus gai quand j'ai épousé madame Dubourg! // son.

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