SCENE III
BLAVEAU, MADAME BLAVEAU.
Si tu savais combien je suis sensible aux témoignages d'attachement que tu viens de me donner!
MADAME BLAVEAU.
Monsieur Blaveau, il s'agit d'achever ce que nous avons commencé. La signature du contrat est retardée , c'est bien ! mais c'est une rupture complète qu'il nous faut.
BLAVEAU.
Un moment j laisse-moi le tems de me remettre.
MADAME BLAVEAU.
Point du tout. ÎSous allons monter sur-le-champ chez madame Frémin... , et là, tandis que je dirai à la petite ce que je dois lui dire, vous parlerez à la mëre. Elle est vive, elle est fière, très -vaine de sa fdle..., déjà fort piquée contre monsieur Daubonne : vous lui raconterez ce qui est arrivé , en modifiant , en arrangeant les circonstances 5 tout cela ne pourra faire qu'un bon effet ! Et , grâce au Ciel , nous sauverons mon oncle du malheur qui le menace.
BLAVEAU.
Un homme de son âge qui se marie , c'est un insensé qui s'égorge lui-même. Le voilà qui vient tout rêveur.
MADAME BLAVEAU.
Laissons-le à ses rêveries , et venez frapper les grands coups.
BLAVEAU.
Oui, frappons les grands coups. Pourvu que ce monsieur Eugène ne vienne pas me proposer encore...