‹ Héritage et mariage, comédie en trois actes et en proseChapitre 8 sur 62 · D AU BON NE · texte numérisé non relu

D AU BON NE

Et moi donc!... vous me voyez ravi, transporté... , et amoureux comme un jeune homme... , bah! bien plus..., bien mieux qu'un jeune homme! car c'est à notre âge que les sentimens sont vraiment profonds et jettent des racines. La nouvelle a bien dû un peu vous étonner ?

BLAVEAU.

Un peu.

DAUBONNE.

J'ai eu long-tems la manie du célibat, comme tant d'autres • mais aussi comme beaucoup de célibataires , sans en rien dire à personne, je souffrais quand je rentrais seul chez moi... , parce qu'une femme... , on a beau dire!... Jugez de ma félicité, lorsqu'il m'aété démontré que l'aimable et chère Pauline éprouvait pour moi un certain penchant. . . , car cela vous paraîtra singulier, mais réellement je suis aimé.

MADAME BLAVEAU.

Ce n'est pas étonnant... , les jeunes personnes bien élevées préfèrent toujours les hommes sages , sensés , raisonnables...

BLAVEAU.

Et riches.

DAUBONNE.

Riches? est-ce que vous croyez qu'elle y pense? Sa mère, à la bonne heure,.. , et encore, fort peu. Pauline ne songe qu'à son amour; cet amour a fait naître le mien... Et comment ne l'aimerais-je pas? •elle est si attentive, si complaisante pour moi!

MADAME BLAVEAU.

Ainsi , mon cher oncle , vous croyez à l'affection de mademoiselle Frémin ?

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